1886-1937
Canada, Etats-Unis
Réalisateur

Né au Canada mais élevé en Écosse, Reginald Barker arrive aux États-Unis à l’âge de 10 ans. Il fait ses débuts d’acteur 5 ans plus tard dans un théâtre de la banlieue de Los Angeles. Embauché comme acteur par la société Bison Motion Pictures en 1911, Barker devient bientôt assistant réalisateur sous la supervision du producteur Thomas Harper Ince. Il dirige son premier film, On the Warpath (1912), un western avec Art Acord.
Chez Thomas Harper Ince
Ince ayant l’habitude de s’attribuer au générique le travail de ses employés, il est difficile de déterminer le travail de Reginald Barker pendant ses premières années. Mais on sait qu’il a dirigé les premiers longs métrages de deux grandes stars : la vedette du western William S. Hart avec The Bargain [Le Serment de Rio Jim], et la star japonaise Sessue Hayakawa avec The Wrath of the Gods [La Colère des Dieux].
Les années suivantes il joue un rôle important dans The Coward [Un Lâche] (1915), un drame sur la guerre de Sécession avec Charles Ray, The Italian (1915) sur la vie des immigrés à New York avec George Beban, The Despoiler [Châtiment] (1915) avec Frank Keenan, un des premiers films à évoquer le génocide arménien. Il réalise ou co-réalise deux westerns avec William S. Hart, On the Night Stage (1915) et The Aryan [Pour sauver sa Race]. Surtout, il fait partie de l’équipe qui réalise Civilization (1916), film pacifiste marquant sur un scénario de C. Gardner Sullivan.
Barker dirige ensuite la vamp Louise Glaum dans Golden Rule Kate (1917), et Geraldine Farrar dans plusieurs films dont The Woman and the Puppet (1920) d’après La Femme et le Pantin de Pierre Louÿs. La plupart de ses réalisations sont des mélodrames ou des westerns, mais il traite aussi à l’occasion des comédies, comme en 1921 Bunty Pulls the Strings avec Leatrice Joy (d’après un succès théâtral écossais).
Les années 20
Après la mort de Ince, Reginald Baker rejoint le studio de Louis B. Mayer, devenu ensuite la MGM. Il réalise alors notamment Hearts Aflame (1923) avec Frank Keenan, The Eternal Struggle (1923) et The Flaming Forest (1926), tous deux avec Renée Adorée, et The Great Divide (1925) avec Alice Terry.
En 1929, Barker est engagé par RKO pour tourner la première version parlante de Seven Keys to Baldpate [Roman Vécu] avec Richard Dix, film qui a également permis de tester les systèmes sonores de RKO, puis il dirige Douglas Fairbanks jr. dans The Toilers [Les Forçats de la Nuit] (1928). Ayant perdu la faveur de ses producteurs, il se retire en 1935 après The Healer avec Mickey Rooney.