Beaudine (William)

1892-1970

Etats-Unis

Réalisateur

Portrait de William Beaudine

Natif de New York, William Beaudine débute dans le cinéma en 1909 comme acteur chez American Mutoscope and Biograph. Il est ensuite un des assistants de D. W. Griffith sur le tournage de Birth of a Nation et Intolerance. En 1915 il est engagé à la Kalem où il dirige son premier film, Almost a King (1915). Jusqu’en 1922 il continue à réaliser des courts métrages avant de passer aux longs métrages pour Goldwyn, Metro, First National et Warner.

Wesley Barry et Mary Pickford

Il se fait remarquer avec des films retraçant une ambiance familiale, comme ceux avec Wesley Barry Penrod and Sam (1923) et The Country Kid (1923). Mais on se rappelle de lui surtout pour deux films avec Mary Pickford en vedette. Little Annie Rooney (1925) décrit la vie de deux bandes d’enfants new-yorkais. Sparrows [Les Moineaux] (1926), sur les fermes d’enfants dans le Sud, contient des scènes dramatiques bien maîtrisées, avec des enfants menacés par des crocodiles dans un marécage. Un autre très bon film est The Canadian (1926) sur les difficultés d’un couple de fermiers installé en Alberta, avec Thomas Meighan, d’après une histoire de Somerset Maugham.

Le parlant

Au début du parlant, William Beaudine réalise plusieurs films pour Mack Sennett, parfois avec le pseudonyme « William Crowley ». S’étant fait une réputation d’efficacité, il tourne ensuite pour différents studios. Il dirige ainsi Road to Paradise (1930) avec Loretta Young pour First National, Those who dance (1930) pour Warner, Three Wise Girls (1932) avec Jean Harlow pour Columbia, The Crime of the Century (1933), un policier avec une bonne dose de mystère, et The Old-Fashioned Way (1934) avec W. C. Fields pour Paramount. En 1934 il accepte une offre pour faire des films en Angleterre et y reste trois ans. Il réalise alors quatre films dont Boys will be Boys (1935) avec Will Hays.

Mais à son retour à Hollywood il se retrouve largement oublié, et doit tourner une série de films à petit budget pour Monogram ou PRC, où son efficacité fait merveille. Dans les années 50 il travaille beaucoup pour la télévision, et quand il prend sa retraite en 1967 il est le plus vieux réalisateur en activité à Hollywood.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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