1875-1954
France
Actrice

Renée Carl quitte sa Vendée natale pour étudier l’art dramatique à Paris. Très vite elle devient une comédienne réputée en jouant les grands classiques au Théâtre des Arts. Au début du siècle, elle fait la connaissance du jeune acteur et réalisateur Romeo Bosetti. Il la fait entrer chez Gaumont et lui présente Louis Feuillade : elle débute au cinéma en 1907 dans La Puce.
Louis Feuillade
Au cours des huit années suivantes, Renée Carl participe à environ 200 films avec les acteurs de « la bande à Feuillade », alternant les rôles de grandes dames et ceux d’ouvrières ou de concierges, passant du mélodrame à la comédie légère ou à la fresque historique. Pour Bosetti elle est en particulier la Dame vraiment bien (1908) dont le seul passage dans la rue provoque des catastrophes.
Pour Feuillade lui-même, elle incarne dès 1910 la mère de Bébé, jeune enfant star de la Gaumont, puis deux ans plus tard, elle est celle de René Poyen, alias Bout de Zan dans une dizaine de productions. Elle est aussi la femme rattrapée par son passé dans La Tare (1911), et l’impératrice dans L’Agonie de Byzance (1913). Son rôle le plus mémorable est celui de Lady Beltham la maîtresse de Fantômas (1913/1914). Elle joue également un petit rôle dans Les Vampires (1916). Parallèlement à sa collaboration avec Louis Feuillade, Renée Carl tourne sous la direction, entre autres, d’Emile Cohl, Etienne Arnaud et Léonce Perret.
Fin de carrière
Dans les années 20, la comédienne s’éloigne progressivement du cinéma pour donner des cours de comédie. En 1921, elle s’essaie à la réalisation avec Un Cri dans l’Abîme, où elle joue également. Elle incarne encore la Thénardier dans Les Misérables de Henri Fescourt (1925). En 1936, Julien Duvivier lui confie une composition pittoresque, celle de la Mère Tarte, dans Pépé-le-Moko de Julien Duvivier, son premier et unique film parlant.