Catelain (Jaque)

1897-1965

France

Acteur

Né à Saint-Germain-en-Laye dans une famille cultivée et artiste, Jacques Guérin-Catelain se passionne très tôt pour les arts. Il veut devenir danseur après avoir découvert Nijinski, puis s’oriente vers la peinture sous la pression de ses parents. Mais à 18 ans il se présente à l’examen d’entrée du Conservatoire d’art dramatique, et étudie dans la classe de Paul Mounet avant d’être mobilisé puis réformé temporairement.

Avec Marcel L’Herbier

Peu après, en 1917, son ami Marcel L’Herbier le propose à Mercanton et Hervil pour un rôle dans Le Torrent. Rebaptisé pour l’écran Jaque-Catelain, il devient un an plus tard le fragile Lauris de Rose-France (1919), première réalisation de Marcel L’Herbier, et joue également la même année dans Le Bercail. Enthousiasmé par les possibilités inexplorées du cinéma, il démissionne du Conservatoire pour ne plus se consacrer qu’au Septième Art.

Il tient par la suite les rôles principaux de presque tous les films muets de L’Herbier. Il est ainsi un marin breton dans L’Homme du Large (1920), un peintre suédois amoureux dans El Dorado (1921), un Don Juan repentant dans Don Juan et Faust (1922), et un jeune savant amoureux d’une cantatrice dans L’Inhumaine (1923).

Jeune premier à l’expressive beauté, d’une sensibilité extrême, Jaque-Catelain devient rapidement l’idole du public féminin et est sollicité par d’autres cinéastes. Il incarne ainsi notamment Vignerte dans le grand succès de Léonce Perret Koenigsmark (1923) et, en Allemagne, Le Chevalier à la Rose (1925) de Robert Wiene. Il est par ailleurs une figure centrale de la vie artistique et nocturne du Paris des années folles.

Passage à la réalisation

Le Marchand de Plaisir, 1922

Durant ses tournages pour L’Herbier, il collabore fréquemment aux décors, devient maquilleur attitré de l’équipe, assiste L’Herbier pour le montage. Lorsque celui-ci fonde en 1922 sa compagnie de production, Cinégraphic, Jaque-Catelain se voit offrir la possibilité de créer son premier film comme réalisateur. Le Marchand de Plaisirs, dont il écrit le scénario lui-même, est tourné au Touquet durant l’été 1922. Puis en 1924, il entreprend de mettre en scène pour Cinégraphic un second long métrage, dont il a également conçu le scénario : La Galerie des Monstres, où il joue un clown.

Fin de carrière

Jaque-Catelain écrit peu après un troisième scénario, mais, trop absorbé par ses projets de comédien, renonce à le réaliser. Il poursuit en effet sa carrière de vedette de l’écran, en France et à l’étranger, jusqu’au début des années trente, tourne à nouveau pour L’Herbier, dans Le Vertige (1926) et Le Diable au cœur (1928). Il connaît encore quelques belles réussites au début du parlant, notamment le remake du Rêve de Zola par Jacques de Baroncelli (1931), ou Le Bonheur de Marcel L’Herbier (1934). Mais il s’éloigne du cinéma pour renouer avec le théâtre, puis part à Hollywood comme journaliste. Il tournera encore plusieurs films après la guerre, tout en jouant au théâtre. Il interprète également des dramatiques télévisées et crée des émissions pour la radio.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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