1897-1982
Brésil, France
Réalisateur

Né à Rio de Janeiro, Alberto Cavalcanti étudie l’architecture et le droit en Suisse, s’installe à Paris et fréquente les milieux d’avant-garde. Il commence à travailler comme décorateur aux côtés de Marcel L’Herbier pour L’Inhumaine (1923) et de Louis Delluc pour L’Inondation (1926). Il fait ensuite ses débuts de réalisateur avec Rien que des heures (1926), sorte de chronique d’une journée parisienne qui introduit dans l’esthétique à la mode une recherche réaliste.
Alberto Cavalcanti poursuit sa carrière avec des films semi documentaires comme En rade (1927) ou des adaptations littéraires raffinées comme Yvette (1927) ou La P’tite Lili (1928). Il est alors rapidement considéré comme un des maîtres de l’avant-garde française.
Il tourne encore à la fin du muet une excellente adaptation du Capitaine Fracasse (1929) avec Pierre Blanchar. Mais ce novateur, lassé par la médiocrité des débuts du cinéma parlant, quitte Paris pour Londres, où on lui reconnaît des qualités de technicien. C’est à lui qu’on doit Coal Face (1935), court-métrage à la remarquable bande sonore sur la vie des mineurs. Il est simultanément producteur, réalisateur, technicien du son sur plusieurs dizaines de films documentaires.
Au début des années 50, il tente de mettre sur pied une production nationale au Brésil et s’occupe des studios de la Vera Cruz. Il y produit une demi-douzaine de films et en réalise trois, dont O canto do mar (1953), et Simao o Caolho (1952).