1882-1970
Ukraine, Allemagne
Acteur

Formation en Russie
Né à Poltava, en Ukraine mais d’origine géorgienne, Gregori Chmara étudie avec Stanislavski et travaille au Théâtre d’Art de Moscou à partir de 1910, obtenant des premiers rôles deux ans plus tard. Il débute au cinéma en 1915, dans Sverchok na pechi [Le Grillon du Foyer] d’après Dickens, puis joue l’année suivante dans Koroleva Ekrana [La Reine de l’Ecran] d’Evgueny Bauer. Après la révolution il émigre en Allemagne où il poursuit sa carrière, comme Mosjoukine en France.

Carrière en Allemagne
Gregori Chmara anime des soirées en chantant des chansons gitanes et en s’accompagnant à la guitare. C’est ainsi qu’il rencontre Asta Nielsen dont il sera le compagnon pendant une dizaine d’années. En 1922 Asta lui procure un rôle à ses côtés dans Der Absturz de Ludwig Wolff, film produit par elle-même. C’est le début d’une période très productive : dans Raskolnikov de Robert Wiene (1923) il joue le rôle titre au milieu d’une distribution russe. Dans I.N.R.I. (1923 et Robert Wiene également) il joue Jésus, face à Asta Nielsen en Marie-Madeleine et Henny Porten en Marie. Puis il joue encore 7 autres films avec Asta dont Hedda Gabler (1925) de Franz Eckstein, et Die freudlose Gasse [La Rue sans Joie] de Pabst (1925).
Quand Asta Nielsen se tourne vers le théâtre en 1927, Chmara poursuit sa carrière sans elle dans le cinéma allemand, jouant le rôle de Raspoutine dans Dornenweg einer Fürstin (1929). Son premier film parlant est Der Mann, der den Mord beging [L’Homme qui assassina] de Curtis Bernhardt (1930). Au début des années 30 il voyage à travers l’Europe avec le « groupe de Prague » constitué d’acteurs russes. En 1933 il s’installe à Paris avec l’actrice Lila Kedrova. Ne parlant pas français, il gagne sa vie en chantant dans les cabarets russes.
Fin de carrière
Après 1940 sa nouvelle compagne Vera Volmane écrit pour lui des adaptations de pièces mais son accent prononcé le limite aux personnages exotiques au cinéma et au théâtre, par exemple dans Elena et les Hommes de Renoir (1956).