Diessl (Gustav)

1899-1948

Autriche, Allemagne

Acteur

Fils d’un philologue autrichien, Gustav Diessl entreprend des études de peinture et de sculpture à l’Ecole des Arts Décoratifs de Vienne. Dès 1916, il débute au théâtre en tant qu’acteur. Mais il est alors enrôlé dans l’armée et connaît un an de captivité. La guerre terminée, il entame une formation de décorateur de théâtre, mais préfère vite retourner à l’interprétation. En 1921, il décroche un engagement au Neue Wiener Bühne de Vienne.

La rencontre avec Pabst

C’est cette même année qu’il débute au cinéma, dans un film de Carl Froelich, Im Banne der Kralle. Au milieu des années 20 il part pour Berlin, où il obtient la consécration en tournant sous la direction de Georg Wilhelm Pabst dans Abwege [Crise]. Diessl y tient le rôle d’un avocat délaissant sa femme, interprétée par Brigitte Helm. Pabst lui offre ensuite le rôle de Jack l’Eventreur dans Die Büchse der Pandora [Loulou] (1928), face Louise Brooks. C’est le début d’une longue collaboration avec le metteur en scène qui le fera tourner dans sept de ses films.

En 1929, il tourne dans Der lebende Leichnam [Le Cadavre Vivant] de Fedor Ozep avec une distribution majoritairement russe. La même année, il joue dans Die weiße Hölle vom Piz Palü [L’Enfer Blanc du Piz Palü], film de montagne co-réalisé par Pabst et Arnold Fanck. Il met alors en évidence ses qualités athlétiques et ses performances physiques, au même titre que sa partenaire Leni Riefenstahl. Puis il s’illustre dans un film antimilitariste qui est aussi son premier film parlant, Westfront 1918 [Quatre de l’infanterie] (1930).

Le parlant

Au début des années trente, Gustav Diessl gagne encore en popularité, sa belle prestance faisant sensation auprès des spectatrices. Il se spécialise dans des rôles d’hommes forts, mais fragilisés, complexes, mystérieux et souvent taciturnes, incarnant notamment Morhange dans Die Herrin von Atlantis [L’Atlantide] de Pabst et le truand Kent, repenti et sauvé par l’amour, dans Das Testament des Dr Mabuse (1933) de Fritz Lang. Il retrouve ensuite Arnold Fanck et Leni Riefenstahl pour S.O.S Iceberg (1933).

Sa carrière se poursuit dans le cinéma allemand à l’époque nazie, dans des drames sentimentaux ou des films de montagne, avec pour partenaires Henny Porten, Lil Dagover, ou Brigitte Helm. En 1937, Gustav Diessl partage l’affiche de Starke Herzen, film de propagande anti-communiste, avec la célèbre soprano Maria Cebotari, qu’il épouse en 1938. Après avoir participé à des productions italiennes au début des années 40, et tourné dans Kolberg (1945) de Veit Harlan, dernier film nazi, il joue dans Der Prozess de Pabst avant de mourir à Vienne en 1948.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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