1867-1943
Etats-Unis
Acteur

Hobart Bosworth, descendant des premiers immigrants hollandais à New York, s’engage très jeune comme marin, avant de travailler dans un ranch en Californie. A 18 ans, il trouve du travail dans un théâtre de San Francisco, et débute comme acteur. Quelques années plus tard, il obtient des premiers rôles à New York, jouant notamment Shakespeare et Ibsen, malgré des attaques de tuberculose qui compromettent sa voix.
Débuts au cinéma
En 1908 Hobart Bosworth commence à travailler au cinéma pour les studios Selig à San Diego, puis à Los Angeles. Il joue alors dans des dizaines de courts métrages pour Selig. En particulier il incarne Edmond Dantès dans la version de 1912 de Monte Cristo par Colin Campbell. Pionnier de l’industrie du film, il passe rapidement à l’écriture de scénarios et à la mise en scène. En 1913 il crée sa société, Hobart Bosworth Productions pour produire des mélodrames d’après Jack London qui seront distribués par Paramount, comme The Sea Wolf (1913), qu’il réalise et où il incarne le cruel capitaine Larsen. Puis en 1916 il est l’assassin Sykes dans Oliver Twist de James Young.
En parallèle il continue à jouer des seconds rôles, notamment dans plusieurs films de Cecil B. DeMille. Dans Joan the Woman (1916) il est le général Lahire, dans The Little American (1917), il est un colonel allemand, dans The Devil Stone [Le Talisman] (1917) il est un détective, et dans The Woman God forgot (1917) il joue le conquérant Cortez. Mais il obtient aussi des premiers rôles comme celui de l’officier de marine de Behind the Door (1919), ou le plongeur de Below the Surface (1920), deux films d’Irvin Willat.
Fin de carrière
La compagnie cesse son activité après The Sea Lion (1921) de Rowland V. Lee, et Bosworth redevient acteur dans des seconds rôles, parmi lesquels le père des sœurs Novak dans The Man Life passed by [La Bonne Etoile] de Victor Schertzinger, celui de John Gilbert dans The Big Parade (1925) de King Vidor, le juge de Hangman’s House (1928) de John Ford ou le curé de Eternal Love (1929) d’Ernst Lubitsch. Il retrouve également son rôle favori, celui d’un capitaine de marine, dans Hearts of Oak (1924) de John Ford, et dans The Blood Ship [Swope le Cruel] (1927) de George B. Seitz.
Avec le parlant, on le voit dans le rôle du Patriarche dans le remake de The Miracle Man (1932) par Norman Z. McLeod. Il continue à jouer jusqu’au début des années 40, principalement dans des westerns de série B et des serials pour des studios de second plan.