1877-1949
France
Réalisateur

Issu d’un milieu aisé, Robert Boudrioz débute comme scénariste, et écrit plus de trois cent cinquante scénarios à partir de 1907 pour Pathé où il est actif pendant une dizaine d’années. Il passe à la mise en scène en 1916 avec Français ! N’oubliez jamais !, un violent pamphlet propagandiste tourné avec Roger Lion. L’année suivante, chez Éclair, où Boudrioz est passé après avoir quitté Pathé, il met en scène L’Âpre Lutte, un scénario qu’il avait préparé pour Roger Lion. D’autres travaux suivent en 1919, comme Fanny Lear, drame mondain d’après la pièce de Mailhac et Halevy, ou Zon, une comédie.
En 1920 Robert Boudrioz tourne L’Âtre, un drame sur les mœurs paysannes produit par Abel Gance, sur un scénario d’Alexandre Arnoux, interprété par Charles Vanel et Maurice Schutz, et qui ne sera distribuée que 2 ans plus tard. Avec le mélodrame Tempêtes (1922) il retrouve Vanel, cette fois avec le couple Mosjoukine-Lissenko. Il tourne ensuite notamment L’Epervier (1925) d’après la pièce de Francis de Croisset, La Chaussée des Géants (1926) d’après Pierre Benoît et Trois Jeunes Filles Nues (1929) d’après l’opérette d’Yves Mirande, ces deux derniers films avec Jeanne Helbling.
Il passe au parlant avec L’Anglais tel qu’on le parle (1931) d’après Tristan Bernard. S’adaptant difficilement à la nouvelle technique, il se retire en 1935.