Baclanova (Olga)

1896-1974

Russie, Etats-Unis

Actrice

Olga Vladimirovna Baklanova, après l’institut Tcherniavsky de Moscou, devient en 1912, à l’âge de 16 ans, apprentie au Théâtre d’Art de Moscou. Pendant ses premières années dans ce théâtre (1914-1918), elle joue dans une vingtaine de films. Elle apparaît ainsi dans Tot, kto poluchaet poshchechiny, une première version de He who gets slapped d’après la pièce d’Andreïev. Elle travaille aussi avec Tourjanski ou Boleslawski. Son dernier film russe, Khleb [le Pain], est un film de propagande communiste. A partir de 1917 elle apparaît dans des classiques sur la scène du TAM, puis dans des productions d’avant-garde de Nemirovich-Danchenko de 1920 à 1925. Le régime soviétique la nomme pour cela « artiste émérite ».

Mais lors d’une tournée à New York en décembre 1925 Olga Baclanova fait défection et reste aux Etats-Unis, malgré un mari et un fils restés en Russie. Elle est remarquée par les studios d’Hollywood en jouant une religieuse au théâtre à Los Angeles dans The Miracle. Après un petit rôle dans The Dove (1927) avec Norma Talmadge, Conrad Veidt la choisit pour partenaire pour The Man who Laughs [L’Homme qui rit]. Elle y est la perverse duchesse Josiane.

La même année elle joue dans trois autres films à succès. Dans The Street of Sin [La Rue des Péchés] (film perdu de Stiller, terminé par von Sternberg), elle est la prostituée jalouse de Fay Wray. Dans Forgotten Faces [Visages oubliés], elle est une femme adultère et une mère abusive. Et dans The Docks of New York [Les Damnés de l’Océan] de von Sternberg, elle est une entraîneuse de bar qui se sacrifie pour sauver une jeune fille.

Freaks, 1932

Freaks

Après ce départ prometteur Olga Baclanova reste cantonnée à des rôles de vamps exotiques comme dans Avalanche (1928) de Otto Brower, et A Dangerous Woman (1929) avec Clive Brook. Mais avec le parlant, son fort accent la relègue à des rôles plus secondaires. C’est notamment The Man I love (1929) de Wellman, et Downstairs (1932) avec John Gilbert. Mais elle fait une performance légendaire en 1932 dans Freaks de Tod Browning avec le rôle de Cleopatra, l’écuyère perverse qui séduit le nain Hans. Le rejet par le public du film, qui ne connaît qu’une diffusion restreinte, freine cependant encore sa carrière.

Elle repart définitivement au théâtre en 1933, joue dans différentes productions de Broadway et en tournées, et à Londres en 1936. Son dernier rôle au cinéma est en 1943 avec Claudia, reprise d’un de ses grands rôles au théâtre.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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