Capellani (Albert)

1870-1931

France, Etats-Unis

Réalisateur

Fils de banquier, Albert Capellani débute sa carrière comme comptable avant de rejoindre le monde du spectacle en suivant son frère cadet Paul. En 1904 il devient administrateur du music-hall l’Alhambra. Convaincu de l’avenir du cinématographe, il devient en 1905, metteur en scène chez Pathé-Frères aux côtés de Ferdinand Zecca. Il réalise alors un grand nombre de courts métrages dans tous les genres : sujets historiques, comédies, scènes de féerie et contes comme Riquet à la Houppe (1908).

La SCAGL

Les Misérables, 1911

Charles Pathé le nomme à la direction artistique d’une nouvelle société qu’il vient de créer, la Société Cinématographique des Auteurs et Gens de Lettres (SCAGL). Son but est de porter à l’écran les œuvres prestigieuses de la littérature française. Albert Capellani supervise plusieurs metteurs en scène, et réalise lui-même un grand nombre de courts et moyens métrages. Il adapte des romans comme Notre-Dame de Paris (1911), Les Mystères de Paris (1912), et Les Misérables (1913) avec Henry Krauss, qui est reconnu comme un chef d’œuvre. La même année, il tourne avec une précision quasi documentaire Germinal dans les mines. Puis La Glu donne à Mistinguett l’occasion de briller en femme fatale.

Quand la guerre éclate, Albert Capellani vient de tourner une adaptation de Quatre-Vingt-Treize d’après Victor Hugo, avec son frère Paul, mais le film est interdit par la censure (il ne sera achevé qu’en 1921 par André Antoine). Il part au front, est blessé et réformé pour maladie. La société Pathé étant paralysée par la guerre, il part pour les Etats-Unis au printemps 1915 grâce au financier Jules Brulatour. Sa réputation lui permet de s’insérer dans la petite communauté de réalisateurs français installés en Amérique et de poursuivre sa carrière.

Départ pour les Etats-Unis

Il tourne notamment pour la World Film Camille avec Clara Kimball Young et La Vie de Bohème avec Alice Brady. Il passe par la société de production de Clara Kimball Young, avec qui il tourne The Common Law (1916), et par la Mutual. Puis il entre à la Metro où il réalise en 1919 avec la scénariste June Mathis une série de films avec la grande tragédienne Alla Nazimova, dont il fait une des grandes stars du cinéma américain avec Eye for Eye [L’Occident] (1918), Out of the Fog [Hors de la Brume] (1919), et surtout The Red Lantern (1919).

Il fonde alors sa propre société, Albert Capellani Productions, installée sur la côte Est. Mais un incendie des studios l’oblige à signer avec la Cosmopolitan de Randolph Hearst. Là, il co-dirige (avec Robert Vignola) Marion Davies dans The Young Diana [Jeunesse] (1922). La même année, il revient en France où il est oublié. Il essaye vainement de lancer une coproduction franco-américaine pour s’inspirer de l’efficacité des méthodes de travail d’Hollywood. Sa santé chancelante l’empêche alors de retourner aux USA, mettant fin prématurément à sa carrière.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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