1877-1960
France
Acteur

Frère cadet d’Albert, Paul Henri Capellani se passionne comme son aîné pour les arts. D’abord sculpteur, il entre ensuite au Conservatoire dans la classe de Le Bargy. Jeune premier à fine moustache, il remporte de grands succès dans les théâtres de la capitale, travaillant notamment avec Firmin Gémier et André Antoine. En 1908, il rejoint son frère à la « Société Cinématographique des Auteurs et Gens de Lettres », qu’il dirige pour Pathé.
Débuts au cinéma
Paul Capellani joue alors une série de films inspirés d’œuvres littéraires, souvent sous la direction d’Albert comme L’Arlésienne (1908), L’Assommoir (1909), Notre-Dame de Paris (1911), Les Mystères de Paris (1912) où il a le rôle principal, celui de Rodolphe, et La Glu (1913) avec Mistinguett. Il tourne également pour d’autres metteurs en scène comme Georges Denola, Georges Monca, André Calmettes et Ferdinand Zecca.
En 1910, il joue avec Stacia Napierkowska pour son premier grand sérial en dix épisodes, Sémiramis, réalisée par Camille de Morlhon, sur les amours de la belle bergère Sémiramis et du roi de Babylone Ninus. L’année suivante, il adapte pour son frère Les Misérables de Victor Hugo, avec Henry Krauss en Jean Valjean. Quand la guerre éclate, les deux frères sont dans le tournage de Quatre-Vingt-Treize, où il joue Gauvain. Le film ne sera achevé qu’en 1920 par André Antoine. Mobilisé, Paul est réformé en 1916 et rejoint alors Albert déjà parti aux Etats-Unis.
Aux Etats-Unis avec Albert
Pour son premier film américain, Paul Capellani incarne, sous la direction de son frère, Armand Duval, l’amant romantique de Camille (1915), interprétée par Clara Kimball Young. Puis, toujours sous la direction de Paul, il joue Rodolphe dans La Vie de Bohème (1916) avec Alice Brady, et est à nouveau le partenaire de Clara Kimball Young dans The Common Law (1916).
Retour en France
De retour en France, il est le partenaire de Suzanne Grandais dans Suzanne et les Brigands (1920) de Charles Burguet, tourne pour Marcel L’Herbier dans Le Bercail (1919) et Le Carnaval des Vérités (1920) et pour Louis Mercanton dans Phroso (1921).
Mais le cinéma français des années 20 ne lui donne plus de rôles et Paul Capellani reprend sa carrière théâtrale. Après quelques films dans les premiers mois du parlant, et après la mort de son frère en 1931, il abandonne définitivement le métier d’acteur pour se consacrer avec talent à la sculpture.