Carey (Harry)

1878-1947

Etats-Unis

Acteur

Fils de magistrat, Harry Carey commence à écrire pour le théâtre alors qu’il se remet d’une pneumonie, et débute alors avec succès comme acteur et metteur en scène. Sa deuxième pièce n’ayant pas eu le même succès, il se tourne vers le cinéma. Il est engagé en 1909 à la Biograph, alors installée dans le Bronx. Il y joue des rôles de méchants dans les courts métrages de D. W. Griffith, notamment The Musketeers of Pig Alley (1913), et à Hollywood The Battle at Elderbush Gultch. Bien que seulement dans la trentaine, Carey a déjà un visage buriné idéal pour les westerns et se spécialise vite dans ce genre, en particulier en passant chez Universal en 1915.

Premiers films avec John Ford

Carey interprète alors le personnage de « Cheyenne Harry », un rude homme de l’Ouest, en général avec Olive Golden (qu’il épouse en 1920) et Hoot Gibson, dans une série de courts métrages produits par Francis Ford. Très vite, il prend pour réalisateur le jeune frère de ce dernier, John Ford, avec qui il commence une collaboration fructueuse. Ils tourneront 26 films ensemble, parmi lesquels on peut citer en 1917 Straight Shooting et Bucking Broadway, en 1918 Hell Bent, The Phantom Rides et A Woman’s Fool, en 1919 A Gun-Fightin Gentleman et Roped. Beaucoup de ces films du début de carrière de John Ford sont malheureusement perdus.

Mais le style sobre de Hart et Harry Carey passe un peu de mode au profit du style plus flamboyant de Tom Mix. En 1922, quand Universal fait de Gibson, son ancien second, la nouvelle vedette, Carey quitte le studio. Il reste cependant tout au long des années 20 l’un des acteurs les plus populaires, et se spécialise dans les westerns réalistes. C’est ainsi qu’il incarne un ingénieur des chemins de fer dans Roaring Rails (1924) de Tom Forman, un shérif arrêtant une jolie voleuse dans Soft Shoes (1924) de Lloyd Ingraham, un homme devenant bandit pour venger sa sœur dans The Prairie Pirate (1925), et le protecteur d’une orpheline dans Satan Town (1926), les deux derniers d’Edmund Mortimer. Il complète à l’occasion sa prestation par l’écriture de scénarios, la production ou la co-réalisation. Dans Slide, Kelly, Slide (1927) d’Edward Sedgwick, il est un joueur de base-ball vieillissant.

Trail of ’98 et Trader Horn

Mais son étoile pâlit à la fin de la décennie, malgré sa magnifique interprétation du méchant dans Trail of ‘98 (1929) de Clarence Brown avec Dolores Del Rio. Il se consacre un temps au music-hall avec sa femme Olive, puis, attiré par Irving Thalberg à la MGM, fait un come back en 1931 dans le rôle titre du film d’aventures dans la jungle Trader Horn de W. S. Van Dyke. Il s’attire alors l’inimitié de Louis B. Mayer en soutenant sa partenaire Edwina Booth dans son procès contre le studio.

Acteur de seconds rôles

Après The Last Outlaw (1936), Carey commence une nouvelle carrière en jouant des seconds rôles comme dans Mr Smith Goes to Washington (pour lequel il est nommé à l’Oscar pour son rôle de Président du Sénat), The Spoilers (1942), Duel in the Sun (1946). Il y montre sa capacité à exprimer sa chaleur intérieure sous un aspect dur, par un langage corporel dont John Wayne s’inspirera. Il meurt en 1947 d’un cancer du poumon. John Ford lui rend hommage l’année suivante au début de 3 Godfathers, dans lequel joue son fils Harry Carey Jr (le père et le fils sont ensemble au générique de Red River de Hawks).

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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