Cresté (René)

1881-1922

France

Acteur

René Cresté commence une brillante carrière théâtrale dans des rôles de jeune premier romantique, notamment dans Claudine à Paris de et avec Colette, Ruy Blas de Victor Hugo et Adrienne Lecouvreur de Eugène Scribe.

Débuts chez Gaumont

Entre temps, René Cresté débute, dès 1908, au cinématographe chez Pathé puis chez Gaumont. En 1912, c’est Léonce Perret qui le met en valeur dans une série de courts-métrages de la Gaumont, parmi lesquels: La Bonne Hôtesse et La Lumière de l’Amour (1912) avec Suzanne Grandais.

Judex

Au début de la Première Guerre Mondiale, René Cresté s’engage dans l’armée et participe activement aux combats. Blessé et démobilisé, il reprend du service chez Gaumont fin 1915. Il retrouve Léonce Perret pour quelques productions dont Dernier Amour (1916), puis Louis Feuillade lui offre le rôle de Jacques de Trémeuse dit Judex (1917), un justicier vêtu de noir, dans un sérial en douze épisodes, avec la troupe des habitués des films de Feuillade, dont Yvette Andreyor qui joue sa bien-aimée.

Le succès est considérable. Déjà très prisé par le public féminin, il devient une immense vedette en incarnant ce héros positif qui vole au secours des opprimés. Une suite est tournée l’année suivante avec la même équipe, La Nouvelle Mission de Judex, moins réussie que la précédente mais qui va faire entrer définitivement l’acteur dans le Panthéon du cinéma. Entre les deux Judex, il est à nouveau amoureux d’Yvette Andreyor dans La Fugue de Lily (1917) de Feuillade.

Suite de sa carrière

Par la suite, René Cresté retrouve des personnages intéressants dans plusieurs cinéromans de Louis Feuillade, celui du jeune aventurier dans Tih Minh (1918) avec Mary Harald, celui du soldat Bertin réformé de guerre dans Vendémiaire (1918), et celui de l’officier de marine dans L’Engrenage (1919), mais pour le public son nom reste irrémédiablement associé à celui de Judex.

Soucieux de son image, il décide alors de prendre en main sa carrière. Il fonde sa propre maison de production, les Films-René-Cresté, pour laquelle il réalise et interprète, sans grand succès, Le Château du Silence (1919) et L’Aventure de René (1921). La même année, ruiné et déçu par le frileux accueil du public, il se reconvertit pour diriger le cinéma Cocorico, dans le quartier parisien de Belleville et rejoue son célèbre personnage de Judex dans un spectacle à la Gaîté Rochechouart.

En 1922, René Cresté réalise son dernier film, Un Coup de Tête, mais gravement malade de la tuberculose, il meurt prématurément avant la sortie du film en salles.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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