1891-1962
France
Actrice
Née à Paris, Yvette Roye dite Andreyor fait ses débuts à six ans sur la scène du Théâtre de l’Odéon. Lauréate du Conservatoire en 1913, elle joue ensuite au Théâtre Antoine et en Belgique. En parallèle, elle fait ses débuts au cinéma chez Gaumont en 1910, sous la direction de Feuillade et Léonce Perret. Pour ce dernier elle est, entre autres, la femme du Haleur en 1911. Dans Le Bossu (1912) d’André Heuzé elle est la première interprète d’Aurore de Nevers.

Les serials de Louis Feuillade
Tout au long des années 10, Louis Feuillade lui fait tourner de nombreux courts métrages aux côtés de Renée Carl, René Navarre, André Luguet ou Suzanne Grandais. En 1913, elle est Joséphine la Pierreuse dans les trois premiers épisodes de Fantômas, avec René Navarre. En 1916 elle a un rôle plus important dans Judex, celui de la douce Jacqueline Aubry, la jeune veuve dont s’éprend le populaire héros incarné par René Cresté. L’année suivante, elle tourne la suite du feuilleton, La Dernière Mission de Judex, sa dernière collaboration avec Feuillade. Entre temps elle joue dans un film de propagande de Léonce Perret, Marraines de France (1916), et elle est Lily dans La Fugue de Lily (1917). Elle épouse en 1917 le comédien Jean Toulout, avec qui elle tournera plusieurs films.
Fin de carrière
Yvette Andreyor tourne alors pour Gaston Ravel, Robert Péguy avec Le Crime de Monique (1922) et Henri Fescourt : pour ce dernier dans Mathias Sandorf (1921), adaptation du roman de Jules Verne, elle est Sava Toronthal, avec Jean Toulout qui joue son père. Elle est ensuite la femme du poète incarné par Ivan Petrovitch dans Ame d’Artiste (1925) de Germaine Dulac. Pendant la plus grande partie des années 20, elle revient à la scène, à l’Odéon avec Gémier, et en tournée en Amérique du Sud. Elle divorce de Toulout en 1926, et fait un bref retour au cinéma en 1928 avec un petit rôle dans Les Deux Timides de René Clair. Très peu employée par le cinéma parlant, elle se consacre alors principalement au théâtre.