1878-1955
Etats-Unis
Réalisateur

Frère aîné de Cecil, William Churchill deMille devient dès 1905 un auteur dramatique à succès à Broadway, notamment avec The Warrens of Virginia en 1907 produit par David Belasco.
Débuts au cinéma
Il suit son frère sur la côte ouest pour écrire et diriger des films. William commence donc sa carrière au cinéma en 1914 dans le studio de Cecil, Famous Players-Lasky avec The Only Son, en collaboration avec son frère et Oscar Apfel. En 1917, il réalise The Secret Game avec Sessue Hayakawa, un film de propagande antiallemand sur fond d’affaire d’espionnage.
Les grands succès
Contrairement à son frère, William ne met pas l’accent sur le grand spectacle mais sur les valeurs humaines et les émotions, se spécialisant dans les histoires individuelles. La plupart de ses films sont perdus, mais ceux qui survivent montrent de grandes qualités, comme Conrad in Quest of his Youth (1920), où Thomas Meighan cherche à revivre les émotions de son passé, ou Miss Lulu Bett (1921) avec Lois Wilson, sur les malheurs d’une vieille fille pauvre dans une petite ville.
Parmi ses films perdus ou supposés perdus, on peut citer What every Woman knows (1921) avec Lois Wilson, sur un homme politique qui doit tout à son épouse, Clarence (1922) avec Wallace Reid, sur un vétéran de l’armée introduit dans une famille, et The World’s Applause (1923) sur une actrice vedette du théâtre, incarnée par Bebe Daniels. The Fast Set (1924), avec Elliott Dexter et Betty Compson, reprend la tradition des comédies matrimoniales de son frère.
Le parlant et la fin de carrière
William C. deMille joue un rôle actif dans les débuts de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences. Avec le parlant, il tourne encore The Idle Rich (1929), avec Conrad Nagel, et Passion Flower (1930) avec Kay Francis. Mais il met fin à sa carrière au cinéma après Two Kinds of Women (1932) avec Miriam Hopkins. Il retourne alors au théâtre, mais sans retrouver ses succès du début du siècle.