1901-1971
Etats-Unis
Actrice

Née à Dallas en 1901, Bebe Daniels fait des tournées avec ses parents acteurs, et débute à l’écran alors qu’elle est encore une enfant dans The Common Enemy (1908) d’Otis Turner.
Débuts avec Harold Lloyd
Après avoir postulé en vain (car trop jeune) comme Bathing Beauty chez Mack Sennett, elle est engagée par les studios Hal Roach en 1915. Elle joue alors dans de nombreux courts métrages comiques comme les Lonesome Luke aux côtés de la vedette du studio, Harold Lloyd, avec qui elle a une liaison. Elle joue notamment dans une série de films avec Lloyd et Snub Pollard comme Billy Blazes, Esq., Ask Father et Bumping into Broadway (tous 1919). dirigés par Hal Roach.
Les années 20 à la Paramount
En 1919, Bebe Daniels signe avec la Paramount et débute son contrat par un petit rôle dans Male and Female [L’admirable Crichton] de Cecil B. DeMille, puis joue dans d’autres comédies sophistiques de DeMille : Why Change Your Wife? (1920), et The Affairs of Anatol [Le Cœur nous trompe] (1921), mais aussi dans d’autres comédies romantiques comme Sick Abed (1920) de Sam Wood avec Wallace Reid, et Ducks and Drakes (1921) de Maurice Campbell avec Jack Holt. En 1923 elle incarne une vedette du théâtre dans The World’s Applause réalisé par le frère de Cecil, William DeMille.

Elle est ensuite la partenaire de Rudolph Valentino dans Monsieur Beaucaire (1926) de Sidney Olcott. Mais elle est plus à l’aise dans les comédies au rythme rapide parmi lesquelles Miss Bluebeard (1925) de Frank Tuttle avec Raymond Griffith, et trois films de Clarence Badger, Miss Brewster’s Millions (1926), adaptation « féminine » du roman de McClutcheon, Señorita (1927) où elle joue un Zorro femelle, et She’s a Sheik (1927), où elle est un pendant de Valentino. Dans Feel my Pulse de Gregory LaCava (1928) elle est une riche héritière hypocondriaque face à Richard Arlen.
Le parlant
À l’avènement du parlant, la Paramount la laisse partir. Bebe Daniels passe alors à la RKO pour être la protagoniste de Rio Rita (1929) de Luther Reed, une comédie musicale qui remporte un triomphe, et de Dixiana (1930) du même Luther Reed. Pour cette compagnie, elle continue à tourner régulièrement au début des années 30. Elle est notamment la partenaire d’un Douglas Fairbanks en perte de vitesse dans Reaching for the Moon (1930) d’Edmund Golding, opposée à Ricardo Cortez dans la première version de The Maltese Falcon (1931) de Roy Del Ruth.
Elle est aussi la maîtresse d’Edward G. Robinson dans Silver Dollar (1932) d’Alfred E. Green, et la secrétaire amoureuse de John Barrymore dans Counsellor-at-Law (1933) de William Wyler. Mais son rôle le plus mémorable de cette époque est sans doute celui d’une étoile chevronnée qui doit laisser la place à une artiste plus jeune, incarnée par Ruby Keeler, dans 42nd Street (1933) de Lloyd Bacon.
Après un nouveau rôle de star vieillissante remplacée par une actrice plus jeune dans Music is Magic (1935) de George Marshall, Bebe Daniels se retire d’Hollywood. Elle part alors pour l’Angleterre avec son époux Ben Lyon. Elle y connaît un regain de popularité, d’abord sur scène puis à la radio, où le couple remporte un grand succès avec Life with the Lyons, qui devient un programme télévisé dans les années 50.