1898-1976
Etats-Unis
Acteur

Né à Saint-Paul, Richard Van Mattimore, dit Richard Arlen étudie à l’université de Pennsylvanie et sert comme pilote dans le Corps Aérien Canadien pendant la Première Guerre Mondiale, mais sans participer aux combats. Après la guerre il se retrouve à Los Angeles où il trouve un travail de coursier pour un laboratoire. Un accident devant les portes de la Paramount (et surtout sa belle apparence) lui permettent d’obtenir un contrat avec le studio.

Débuts à Hollywood
Il commence donc comme figurant avant de paraître dans des petits rôles comme dans Ladies must live (1921) avec Leatrice Joy ou The Coast of Folly (1925) avec Gloria Swanson. Ses rôles deviennent plus importants en 1926 avec Behind the Front, ou l’année suivante Rolled Stockings avec Louise Brooks, Figures don’t lie avec Esther Ralston, et The Blood Ship, une histoire d’aventures maritimes.
Cette même année 1927 sa chance arrive quand William A. Wellman le choisit comme l’un des pilotes avec Charles « Buddy » Rogers de son film Wings [Les Ailes]. Cette histoire d’as du combat aérien décroche le premier Oscar du meilleur Film. Arlen (qui épouse sa partenaire du film Jobyna Ralston) continuera ensuite à jouer les héros rudes et cyniques tout au long de sa carrière.
La consécration après Wings

Il apparaît notamment dans trois autres films de Wellman : en 1928 en jeune vagabond dans Beggars of Life [Les Mendiants de la Vie] et en gangster cherchant à devenir honnête dans Ladies of the Mob, et l’année suivante en boxeur dans The Man I Love [L’Homme que j’aime].
Dans The Four Feathers [Quatre Plumes Blanches] de Cooper et Schoedsack, il est un lâche qui se rachète par une conduite héroïque sur le terrain. Mais on le voit aussi dans des rôles plus légers, notamment des comédies comme She’s a Sheik (1927) et Feel my Pulse (1928), avec Bebe Daniels, ou Dangerous Curves [La Danseuse de Corde] avec Clara Bow. Dans Thunderbolt (1929) de von Sternberg, il est un innocent injustement condamné.
Le parlant
Richard Arlen passe au parlant sans problème particulier : en 1929 il retrouve dans The Virginian Gary Cooper avec qui il avait eu une scène dans Wings, et l’année suivante son metteur en scène favori Wellman dans Dangerous Paradise, remake de Victory de Tourneur, d’après Joseph Conrad. Puis il est un pêcheur de perles dans The Sea God et le fils d’un politicien dans The Secret Call (1931). Il est à nouveau un innocent injustement condamné dans The Lawyer’s Secret (1931), puis un naufragé victime du docteur Moreau dans Island of Lost Souls [L’Ile du Docteur Moreau], un pêcheur de thon dans Tiger Shark (1932), et le chat du Cheshire dans Alice in Wonderland (1933). Dans un registre plus léger il est aussi le mari de la danseuse Nancy Carroll dans Wayward (1932), et un journaliste amoureux de la jeune Ida Lupino dans Ready for Love (1934).
Mais sa carrière se ralentit, et à la fin des années 30 il tourne en free-lance dans des films de série B. Il réussit cependant à tourner pour le cinéma et pour la télévision jusque dans les années 60, tout en travaillant dans l’aviation, notamment en tant qu’expert pendant la Deuxième Guerre Mondiale.