1891-1967
Grande-Bretagne, Etats-Unis
Acteur

Issu d’une longue lignée d’acteurs anglais, Reginald Denny entre dans le métier familial à 16 ans, en jouant le rôle du prince Danilo dans La Veuve Joyeuse, puis vient aux Etats-Unis en 1908 avec sa famille pour jouer Quaker Girl. Plus tard il fait des tournées dans le monde entier avec des troupes d’acteurs, et dans une troupe d’opéra comme baryton. Il connaît ses premières expériences au cinéma en 1912 en Angleterre, puis aux Etats-Unis en 1915.
Débuts à Hollywood
Pendant la Guerre, Denny sert dans les British Flying Corps, et devient aviateur et champion de boxe. Il met à profit ces expériences pour lancer véritablement sa carrière d’acteur à Hollywood à partir de 1919, notamment avec la série de courts métrages sur la boxe, The Leather Pushers [Kid Roberts, Gentleman du Ring] (1922) réalisée par Harry Pollard. Il joue en parallèle de petits rôles, comme le vicomte Deeford dans la première version de Disraeli (1921) par Henry Kolker, et le prince Alexis dans Sherlock Holmes (1922) d’Albert Parker avec John Barrymore. Mais il a un premier rôle en vedette dans The Kentucky Derby (1922) dirigé par King Baggot.
Star d’Universal

Dans les années 20, Reginald Denny devient l’une des stars les plus populaires d’Universal, alignant une série de comédies où il joue les jeunes Américains dynamiques, dans la lignée d’Harold Lloyd, comme dans California Straight Ahead (1925) avec Gertrude Olmstead, Oh Doctor ! (1925) avec Mary Astor, et The Reckless Age (1925) avec Ruth Dwyer, tous trois réalisés par Harry Pollard. Puis il joue dans Skinner’s Dress Suit (1926) avec Laura LaPlante et The Cheerful Fraud (1926) avec Gertrude Olmstead, tous deux réalisés par William Seiter. Dans Fast and Furious (1927) de Melville Brown, il doit gagner une course automobile pour conquérir l’élue de son cœur (comme déjà dans California Straight Ahead). Dans The Night Bird (1928) de Fred Newmeyer, il retrouve un rôle de boxeur. Il est ensuite un agent immobilier amoureux dans His Lucky Day (1929) d’Eddie Cline.
Le parlant
Avec le parlant, sa carrière se poursuit avec notamment le spectaculaire Madam Satan (1930) de Cecil B. DeMille, et les comédies matrimoniales Private Lives (1931) de Sidney Franklin et Stepping Out (1931) de Charles Reisner. Dans The Barbarian (1933) de Sam Wood il est le riche fiancé que Myrna Loy abandonne pour Ramon Novarro. Et dans We’re rich again (1934) de William Seiter, il joue encore un fiancé riche, cette fois de Joan Marsh.
Mais son accent anglais le gêne pour incarner les Américains, et il se spécialise désormais dans des rôles de britanniques. On le voit cependant dans des films aussi différents que Romeo and Juliet (1936) de George Cukor, et Abbott and Costello meet Dr Jekyll and Mr Hyde (1953). Il joue également Algy dans la série B de Bulldog Drummond. Toujours actif dans le domaine de l’aviation, il est un des pionniers dans le contrôle radio des avions, un prototype recevant même son nom.