1894-1964
France
Actrice

Après avoir failli prendre le voile, Franceline Benoît débute au cinéma en 1912 sous le nom de France Dhélia avec L’Ambitieuse de Camille de Morlhon. Après des films comiques de la série Fred de René Hervil, René Le Somptier la remarque et fait d’elle la vedette d’un conte des Mille et Une Nuits, La Sultane de l’Amour (1919), puis celle d’un film patriotique, La Croisade (1919). Germaine Dulac lui donne un personnage d’amoureuse dans Malencontre (1920). Elle retrouve ensuite Le Somptier pour Montée vers l’Acropole (1920), et elle joue un rôle de femme fatale dans Le Cœur Magnifique (1921) de Séverin Mars.
En 1923 elle est La Garçonne dans l’adaptation du roman de Victor Margueritte par Armand du Plessy, qui fait scandale au point d’être interdite en France. Dans La Bête Traquée (1923) de René Le Somptier, c’est elle qui est traquée par le braconnier Edmond Van Daele, qu’elle retrouve l’année suivante dans Nène, autre drame paysan, tourné par Jacques de Baroncelli. France Dhélia continue ensuite à incarner l’éternel féminin et ses pièges tout au long des années 20, généralement dans des films réalisés par Gaston Roudès comme Le Prince Zilah (1926) ou produits par lui comme Sa Tête (1929) de Jean Epstein. Elle retrouve le même Roudès pour une dizaine de films dans les premières années du parlant, comme Roger-la-Honte (1933).