1895-1972
France
Réalisateur

Journaliste, Henri Diamant-Berger rencontre le pionnier du cinéma André Heuzé. Il collabore alors avec lui à la revue Le Film fondée en 1914. Engagé volontaire, il est décoré et réformé pour blessure l’année suivante.
Premiers courts-métrages
Dès sa démobilisation, il réalise ses premiers courts métrages sur la vie à l’arrière : Paris pendant la Guerre (1916), et Une Soirée Mondaine (1917) avec Mistinguett et Maurice Chevalier. Il devient rédacteur en chef du Film auquel collabore aussi Louis Delluc, et participe au Comité de Défense du Cinéma Français présidé par Edmond Rostand et Tristan Bernard.
Les Trois Mousquetaires

En 1919, Henri Diamant-Berger publie un livre intitulé Le Cinéma où il expose ses idées qui intéressent Charles Pathé. Il monte une maison de production, produisant notamment Le Petit Café de Raymond Bernard, fils de Tristan, avec Max Linder. En 1921, avec un budget exceptionnel et une promotion importante, il réalise lui-même Les Trois Mousquetaires, film en 12 épisodes, avec Aimé Simon-Girard en d’Artagnan, Henri Rollan en Athos, Charles Martinelli en Porthos, Pierre de Guingand en Aramis, Claude Mérelle en Milady, des décors de Mallet-Stevens et des costumes de Paul Poiret. Le succès est énorme, et avec ses acteurs devenus des stars, il tourne la suite, Vingt ans après (1922). L’année suivante il retrouve Maurice Chevalier qu’il met en scène dans Le Mauvais Garçon.
De Hollywood à Billancourt
Henri Diamant-Berger s’exile alors deux ans aux Etats-Unis, travaille pour Jules Brulatour à la Paramount, et tourne le premier film avec le procédé technicolor, Marionnettes (1925) avec Hope Hampton. A son retour il modernise les studios Pathé de Vincennes, faisant venir les premiers travellings, et construit les studios de Billancourt. Il tourne Education de Prince (1927), avec Pierre Batcheff et Edna Purviance. Le parlant lui donne la possibilité de réaliser un remake de ses Trois Mousquetaires (1932), où seuls Simon-Girard et Rollan retrouvent leurs rôles. La même année il tourne Clair de Lune uniquement en extérieur, avec Claude Dauphin et Blanche Montel.
Dès 1939, il organise des reportages aux États-Unis pour la radio française. Exilé en Amérique pendant la deuxième guerre mondiale, engagé dans la France libre, il devient attaché à l’Ambassade de Washington chargé de la propagande radio et cinéma. Puis, à Alger, il devient Directeur des services cinématographiques civils et militaires de la France Combattante. A la libération, il est l’initiateur de la loi d’Aide au Cinéma, avec le député Géraud Jouve.