Barthelmess (Richard)

1895-1963

Etats-Unis

Acteur

Fils de la comédienne Caroline Harris, Richard Barthelmess grandit dans le milieu artistique et commence à faire du théâtre à l’Université. L’actrice russe Alla Nazimova, à qui sa mère donne des cours d’anglais, l’encourage à tenter sa chance au cinéma. Il joue alors aux côtés de Nazimova dans War Brides (1916) d’Herbert Brenon. Pendant les trois années suivantes, il tourne ensuite dans de nombreux films, notamment dans The Hope Chest [Mariage Secret] avec Dorothy Gish.

Dans la troupe de D. W. Griffith

avec Lillian Gish dans Broken Blossoms, 1919

Il est remarqué par David W. Griffith qui lui fait signer un contrat en 1919, et le fait jouer dans The Girl who stayed at Home et Scarlet Days (1919). Griffith fait alors de lui une star grâce d’abord au rôle du Chinois amoureux de la pauvre fille des bas-fonds de Londres Lillian Gish dans Broken Blossoms [Le Lys Brisé]. Puis l’année suivante dans Way Down East [A Travers l’Orage] il est à nouveau le protecteur de Lillian Gish dans une histoire d’amour rurale qui culmine dans une course poursuite haletante au milieu des glaces. Lillian Gish le décrira plus tard comme « le plus beau visage d’homme jamais vu devant une caméra. » Il épouse alors l’actrice Marie Hay, dont il divorcera en 1927. Griffith le fait encore jouer dans The Idol Dancer avec Clarine Seymour, et dans The Love Flower (1920) avec Carol Dempster.

L’année suivante il participe à l’allégorie moraliste Experience de George Fitzmaurice, où il incarne la Jeunesse. Devenu une star confirmée, Richard Barthelmess crée sa propre maison de production, Inspiration Pictures, avec Charles Duell et Henry King. La maison débute par un grand succès avec Tol’able David (1921), dirigé par Henry King. C’est un autre drame rural où Richard, pour sauver le courrier du village, affronte une bande de forçats en cavale.

Star du cinéma muet

Patent Leather Kid, 1927

D’autres films populaires le maintiennent au sommet des acteurs d’Hollywood. Dans The Enchanted Cottage (1924) de John Robertson, il est un soldat revenu infirme de la Guerre, dans Soul-Fire (1925) du même réalisateur, il est un compositeur de chansons qui cherche l’inspiration dans les mers du Sud. Il est encore un marin au long cours dans Shore Leave (1925), et un prince européen dans Just Suppose (1926) de Kenneth Webb.

Officier de cavalerie dans Ranson’s Folly (1926), il est aussi un joueur de football dans The Drop Kick (1927). The Patent Leather Kid (1927) d’Alfred Santell, où il est un boxeur, et The Noose (1928) de John Francis Dillon, où il est un petit malfrat injustement condamné à mort, lui valent une nomination aux Oscars. Au moment de la transition vers le parlant, il joue à nouveau un gangster, cette fois réhabilité par la musique, dans le semi parlant Weary River [Le Torrent Fatal] de Frank Lloyd.

Le parlant

Une fois le parlant installé, Richard Barthelmess est sous contrat avec Warner Bros, les propriétaires du système Vitaphone. Il maintient sa popularité avec ses premiers films sonores. Il est un as de l’aviation pendant la Guerre dans The Dawn Patrol [La Patrouille de l’Aube] (1930). Dans Son of the Gods (1930) de Frank Lloyd, il est un Chinois victime du racisme.

Bien qu’encore mal à l’aise avec le micro, il garde la confiance de la Warner et de Darryl Zanuck et peut choisir les sujets de ses films, les orientant de plus en plus vers les questions sociales. Dans The Last Flight (1931) de William Dieterle, il est un ancien aviateur de la Guerre appartenant à la « génération perdue » d’Américains expatriés en Europe. The Cabin in the Cotton [Ombres vers le Sud] (1932) de Michael Curtis avec la jeune Bette Davis, le montre jouant un récoltant pauvre. Heroes for Sale (1933) de William Wellman lui donne à nouveau le rôle d’un vétéran de la Guerre devenu clochard pendant la Dépression, et Central Airport (1933) celui d’un aviateur.

En 1934, on le voit dans Massacre d’Alan Crosland en Indien éduqué luttant pour faire reconnaître ses droits. Dans A Modern Hero, où il retrouve William Wellman, il est un artiste de cirque devenu riche industriel mais ruiné par le crack boursier. Mais ces films sociaux ne sont pas suffisamment profitables pour le studio, qui met fin à son contrat.

Fin de carrière

Après avoir joué dans un thriller pour la Paramount, Four Hours to Kill (1935), Barthelmess part à l’étranger, jouant notamment avec Dolly Haas dans Spy of Napoleon (1936) de Maurice Elvey. De retour en Amérique, il joue encore quelques seconds rôles. Le plus marquant est celui de l’aviateur déchu qui se rachète héroïquement dans Only Angels have Wings [Seuls les Anges ont des Ailes] d’Howard Hawks. Pendant la guerre, il sert comme lieutenant dans la Naval Reserve. Il se retire définitivement de l’écran en 1942 et vit une retraite confortable avec sa deuxième épouse Jessica Sargent jusqu’à sa mort en 1963.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut