1899-1945
Allemagne
Acteur

Après des études de commerce à Berlin, Hans Brausewetter suit les cours de comédie de Hubert Heinrich et Theodor Loos. Il fait alors de la figuration au théâtre, en Autriche et en Allemagne. Beau et élégant, il devient un jeune premier en vogue au cinéma. Il tient notamment des premiers rôles importants en 1923 dans Ein Glass Wasser [Le verre d’eau] de Ludwig Berger, et surtout dans Der Schatz [Le Trésor] de Pabst, où il est le jeune fondeur de cloche. Au cours des années 20, parallèlement à ses prestations théâtrales, il joue des personnages sympathiques dans une cinquantaine de productions, parmi lesquelles Soll und Haben (1924) de Carl Wilhelm, Svengali (1927) de Righelli. Il incarne aussi le soldat allemand dans Verdun, Visions d’Histoire (1928) de Poirier.
Avec le parlant, sa voix bien posée et son air juvénile lui permettent d’obtenir les rôles principaux dans plusieurs films romantiques. Il joue ainsi dans Voruntersuchung [Autour d’une Enquête] de Robert Siodmak, Die Läufer von Marathon (1933) avec Brigitte Helm et Paradies der Junggesellen {Le Paradis des Célibataires] (1939). Inquiété par le régime nazi pour son homosexualité, il est même arrêté en 1936, mais libéré après l’intervention en sa faveur de la comédienne Käthe Haack auprès de Goebbels. Toujours populaire, il tourne dans plusieurs productions pendant la guerre. Il a en particulier un rôle secondaire dans la superproduction de Joseph von Báky, Münchhausen (1943).
Au cours des derniers jours de la guerre, le 29 avril 1945, Hans Brausewetter est blessé mortellement, dans le jardin de sa maison, lors d’un bombardement sur le quartier de Charlottenburg, à Berlin.