1894-1955
Etats-Unis
Réalisateur

Après ses études, Clyde Bruckman entre dans l’industrie naissante du cinéma comme gagman. Il a ainsi l’occasion de travailler pour les nombreux studios de comédies de l’époque.
Keaton et Lloyd
Bruckman rejoint d’abord l’équipe de Buster Keaton en 1921. Il travaille ainsi sur les longs métrages classiques The Three Ages (1923), Our Hospitality (1923), Sherlock Jr. (1924) et The Navigator (1925). En 1926 il passe chez Harold Lloyd. Il contribue alors à For Heaven’s Sake (1926), Welcome Danger (1929), Feet First (1930) et Movie Crazy (1932).
Bruckman est aussi crédité comme réalisateur sur ces trois derniers films, comme il avait déjà co-réalisé The General de Keaton (1926). Entre temps, dans les studios de Hal Roach, Bruckman dirige Laurel et Hardy dans Putting Pants on Philip (1927), The Battle of the Century (1927) et The Finishing Touch (1928).
Le parlant
La plupart des historiens considèrent que les crédits de réalisateur de Bruckman étaient théoriques, la plupart des grands du burlesque se dirigeant eux-mêmes. C’est ainsi que Everything’s Rosie avec Robert Woolsey (1931), et Too Many Highballs avec Lloyd Hamilton (1933), sans l’apport créatif dynamique des stars, semblent mal construits et manquent de rythme.
Le meilleur film parlant de Clyde Bruckman est The Fatal Glass of Beer (1933), comédie classique avec W. C. Fields. Mais de plus en plus mal à l’aise en tant que réalisateur, il noie ses doutes dans l’alcool. Pendant la réalisation de Man on the Flying Trapeze (1935) avec Fields, il disparaît pendant près d’une semaine, obligeant l’acteur à prendre en charge la direction. Pratiquement inemployable après cela, Bruckman trouve du travail dans les courts métrages de la Columbia. Il s’inspire des films de son époque de gloire, ce qui lui vaut un procès pour plagiat. Sans le sou et déprimé, il emprunte le fusil de Keaton et se tire une balle dans la tête dans un restaurant de Santa Monica le 4 Janvier 1955.