Buñuel (Luis)

1900-1983

Espagne, France

Réalisateur

Luis Buñuel naît à Calanda, petite ville d’Aragon, et grandit à Saragosse au sein d’une famille nombreuse et riche. À 19 ans, à Madrid où il poursuit ses études, il rencontre Salvador Dali et Federico Garcia Lorca. En 1925, il arrive à Paris, et devient assistant réalisateur de Jean Epstein, sur le tournage, en 1926, de Mauprat, puis, en 1928, de La Chute de la maison Usher.

Les films surréalistes

En 1928, avec l’aide matérielle de sa mère, Luis Buñuel tourne son premier film, Un Chien Andalou, dont le scénario est écrit en collaboration avec Salvador Dalí. Man Ray, Louis Aragon et les surréalistes l’accueillent avec enthousiasme. Il récidive fin 1930 avec L’Age d’Or, également d’inspiration surréaliste, grâce à ses mécènes les Noailles. La censure exige des coupes, et quelques jours après la première, la Ligue des patriotes et la Ligue anti-juive saccagent le Studio 28 à Montmartre qui projette le film. Après une virulente campagne de presse, le préfet de police Chiappe fait saisir le film. L’interdiction de projection ne sera levée qu’en 1980.

En 1933 Luis Buñuel tourne en Espagne Las Hurdes [Terre sans Pain] sur une région misérable et oubliée du monde, puis deux autres films, ¿Quién me quiere a mí? (1936) et ¡Centinela, alerta! (1937). Bouleversé par la guerre civile espagnole, il participe à un documentaire pro-républicain Espagne 1936, puis il se rend aux États-Unis. Mais il ne cache pas son anticatholicisme et son marxisme. Il doit finalement abandonner son poste au Museum of Modern Art de New York et s’exiler au Mexique.

Suite de la carrière

C’est là qu’il reprend sa carrière de réalisateur et il connaît un premier grand succès international avec Los Olvidados (1950). A partir de 1960, il tourne en Europe, en Espagne et surtout en France après la censure du régime de Franco. Ses films puissants, parmi lesquels Belle de Jour (1967), Tristana (1970) ou Le Fantôme de la Liberté (1974) continuent jusqu’au bout à lutter contre la bourgeoisie dominatrice.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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