1885-1970
Etats-Unis
Actrice

Fille du célèbre clown et chanteur Billy Burke, Mary sillonne les Etats-Unis et l’Europe avec le cirque. Quand la famille s’installe à Londres, elle décide de devenir actrice de théâtre, et débute en 1903 sous le nom de Billie Burke. Le succès vient rapidement, et quatre ans plus tard elle part pour New York. Son succès se confirme alors sur les scènes de Broadway à partir de 1910.
Première carrière dans le cinéma muet
Billie Burke est tout naturellement appelée par le cinéma, et fait ses débuts en 1916 chez Thomas H. Ince avec Peggy, puis la même année dans le serial Gloria’s Romance. Elle remporte quelques succès dans des comédies romantiques comme Sadie Love (1919) de John S. Robertson et Good Gracious, Annabelle (1919) de George Melford. Mais elle continue à se consacrer principalement au théâtre où elle peut s’exprimer pleinement dans des rôles parlés. Mariée depuis 1914 à Florenz Ziegfeld, le producteur des Ziegfeld Follies, elle arrête de travailler après The Education of Elizabeth (1921) d’Edward Dillon.
Retour dans le parlant
Mais Ziegfeld est ruiné par le krach de 29 et meurt trois ans plus tard. Billie doit alors revenir au cinéma devenu entre temps parlant. Dans A Bill of Divorcement (1932) de George Cukor, elle est la mère de la débutante Katharine Hepburn, qu’elle retrouve dans Christopher Strong (1933) de Dorothy Arzner. La même année, elle est Millicent Jordan, l’hôtesse de Dinner at Eight, le film all stars de George Cukor. L’année suivante elle est la tante de Joan Crawford dans Forsaking all Others de W. S. Van Dyke, et une mère essayant de marier sa fille dans We’re rich again. Elle est également l’une des femmes adultères présentes dans le manoir de When Sinners Meet [Douvres-Paris] de J. Walter Ruben.
A la fin des années 30, on la voit dans Topper (1937), Merrily we Live (1938), sans doute sa meilleure interprétation, qui lui vaut une nomination à l’Oscar, et dans le rôle de Glinda la sorcière du Nord dans The Wizard of Oz. Elle continue à tourner régulièrement dans les années 40, travaillant également pour la radio et la télévision, et se retire finalement en 1960 après Sergeant Rutledge de John Ford.
Billie Burke a la particularité d’avoir été incarnée à l’écran, par Myrna Loy dans The Great Ziegfeld en 1936, alors que sa propre carrière était loin d’être finie. Elle écrit deux livres autobiographiques, With a Feather on my Nose (1949) et With Powder on my Nose (1959).