Christians (Mady)

1892-1951

Autriche, Allemagne

Actrice

Fille d’acteurs de théâtre viennois, Mady Christians suit ses parents dans leurs tournées. Aux Etats-Unis son père est chargé de la direction d’un théâtre allemand.

Débuts aux Etats-Unis et en Allemagne

Quelques années plus tard, la jeune Mady fait ses débuts au cinéma, sous la direction de Robert G. Vignola dans Audrey (1916), un drame sur une jeune orpheline interprétée par Pauline Frederick. En 1917, avec l’entrée en guerre des Etats-Unis, la famille Christians retourne en Europe et s’installe à Berlin. Mady suit les cours de comédie chez Max Reinhardt. Sa beauté et son talent sont remarqués par Frederic Zelnik, et elle tourne dans une vingtaine de ses productions, réalisées par lui-même, Bruno Rahn et Alfred Halm.

Les grandes années

Dans les années vingt, Mady Christians s’impose en vedette de tout premier plan. Elle tourne pour Murnau dans Die Finanzen des Großherzogs [Les Finances du Grand-duc] (1924), et pour Lamprecht dans Die Buddenbrooks (1923) d’après Thomas Mann, et dans Die Verrufenen [Les Déshérités de la Vie] (1925).

Mais, ce sont surtout ses rôles de reines ou d’aristocrates, dans des reconstitutions historiques, qui vont lui apporter la gloire et la célébrité. Elle incarne notamment la Reine Anne d’Angleterre dans Ein Glas Wasser [Le Verre d’eau] (1923), la princesse Alix dans Ein Walzertraum [Rêve de Valse] (1925) tous deux de Ludwig Berger. Puis elle joue le rôle titre dans Königin Luise [La Reine Louise] (1927) de Karl Grune.

Elle tourne également en France Le Duel (1927) de Jacques de Baroncelli, et en Angleterre The Runaway Princess (1929) d’Anthony Asquith.

Exil en Amérique

Le cinéma parlant lui offre encore de belles prestations. Mady Christians confirme son statut de star des écrans germaniques aux côtés de Conrad Veidt dans Der schwarze Husar [Le Hussard Noir] (1932) de Gerhardt Lamprecht. Mais, en 1933, à moitié juive par sa mère, Mady préfère l’exil à l’interdiction de travailler, après le tournage de Manolescu, Prince des Sleepings avec Iván Petrovich. Parfaitement bilingue, elle choisit de retourner en Amérique. Sans aucune difficulté, elle participe à plusieurs productions hollywoodiennes où elle joue des rôles de composition.

Broadway lui ouvre ses portes, dès son arrivée en 1933. Elle se consacre essentiellement à la scène et joue une dizaine de pièces dont I remember Mama (1944-1946) de John Van Druten auprès d’Oscar Homolka et Marlon Brando qui fait ici ses premiers pas sur les planches. En 1948, elle fait une dernière apparition au cinéma dans Lettre d’une Inconnue de Max Ophuls où elle interprète la mère de Joan Fontaine. Elle meurt en 1951 d’une hémorragie cérébrale.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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