1917-2017
France
Actrice

Née dans une famille de mélomanes, Danielle Darrieux étudie le violoncelle au Conservatoire de musique. A 14 ans elle joue le rôle principal du film Le Bal (1931) de Wilhelm Thiele. Les producteurs Delac et Vandal lui signent alors un contrat, et sa carrière commence avec des rôles de gamine facétieuse et fantasque aux côtés d’acteurs populaires du cinéma français d’avant-guerre comme Jean-Pierre Aumont et Albert Préjean avec qui elle forme, en six films, le couple de charme des comédies musicales françaises des années 1930.
Premiers succès dans les années 30
Elle tourne en particulier La Crise est finie (1933) de Robert Siodmak, où elle interprète la chanson du même nom, Dédé (1934) de René Guissart, tous deux avec Albert Préjean, et Mauvaise graine (1934) de Billy Wilder avec Pierre Mingand. En 1935, Henri Decoin engage la jeune actrice pour Le Domino vert, mélodrame avec Charles Vanel, et l’épouse la même année.
Suite de sa carrière
Decoin lui offre la vedette dans de nombreux films allant de la comédie sentimentale au mélo. Elle obtient aussi une consécration internationale avec un contrat chez Universal. Mais sa carrière hollywoodienne ne décolle pas. Séparée de Decoin, elle poursuit sa carrière sous le régime de Vichy. Après la Libération elle aborde des personnages de femmes plus mûres comme la cocotte entretenue dans Occupe-toi d’Amélie de Claude Autant-Lara (1949). Mais c’est avec Max Ophuls qu’elle trouve ses plus beaux rôles de femmes désenchantées et coquettes dans La Ronde (1950), Le Plaisir (1951) et surtout Madame de… (1953). Avec ce dernier film Danielle Darrieux incarne désormais l’archétype de la Parisienne élégante, frivole, vive et pleine d’esprit dans les années 50.
Danielle Darrieux s’essaye aussi à la comédie musicale avec les films de Jacques Demy, en particulier Les Demoiselles de Rochefort (1966). Dans les années 70 et 80 elle passe progressivement aux personnages de grands-mères et tient de nombreux seconds rôles jusqu’aux années 2000.