1882-1967
Etats-Unis
Actrice

Fille d’un champion de base-ball, Geraldine Farrar commence à étudier la musique à Boston à l’âge de 5 ans, et donne des récitals à 14 ans. Elle travaille le chant avec Emma Thursby à New York et Francesco Graziani à Berlin. C’est là qu’elle débute en 1901 dans le Faust de Gounod. Elle reste trois ans à Berlin (où elle a une liaison avec le prince Guillaume), puis après trois autres années à Monte Carlo, fait ses débuts au Metropolitan Opera de New York fin 1906 dans Romeo et Juliette.
Geraldine Farrar apparaît ensuite dans Madame Butterfly en 1907 et reste membre de la compagnie jusqu’à sa retraite en 1922, chantant 29 rôles pour près de 500 représentations. Elle est alors particulièrement populaire parmi les jeunes amatrices d’opéra, appelées les « Gerry flappers ».
Les rôles pour Cecil B. DeMille

Entre deux saisons d’opéra, Farrar tourne dans une douzaine de films de 1915 à 1920, en particulier pour Cecil B. DeMille : il lui fait jouer une chanteuse d’opéra dans Temptation (1915), une paysanne espagnole dans Maria Rosa (1916), mais surtout le rôle-titre de l’adaptation de l’opéra de Bizet Carmen, un des grands triomphes de l’année 1915, et le rôle de Jeanne d’Arc dans Joan the Woman (1917), avec Wallace Reid. Toujours pour DeMille et avec Wallace Reid, elle est une servante qui trouve une émeraude maudite dans The Devil Stone (1917) et une Aztèque qui livre sans le vouloir son pays aux Espagnols de Cortez dans The Woman God forgot (1917).
Fin de carrière
Après une longue liaison avec le chef d’orchestre Arturo Toscanini, Geraldine Farrar épouse l’acteur Lou Telleghen en 1916 (elle divorcera en 1923) et joue à ses côtés dans The World and its Woman (1919) de Frank Lloyd, et The Woman and the Puppet (1920) de Reginald Barker d’après Pierre Louÿs. Après sa retraite de l’opéra en 1922, elle donne des récitals et travaille pour la radio.