1844-1923
France
Actrice

Fille d’une courtisane parisienne, Sarah Bernhardt passe son enfance en Bretagne, et reçoit une éducation artistique grâce au duc de Morny. Elle trouve sa vocation dans le théâtre et entre au Conservatoire en 1859. Jouant à la Comédie Française puis à l’Odéon, elle devient la grande dame du théâtre français, tant sur les scènes parisiennes qu’en tournée à l’étranger, notamment aux Etats-Unis et au théâtre Michel de Saint-Pétersbourg. Elle rencontre Thomas Edison qui enregistre sur un cylindre sa voix dans un extrait de Phèdre.
Le Film d’Art
Peu attirée par le cinéma, elle y fait cependant de nombreuses apparitions, et débute dès 1900 dans Le Duel d’Hamlet, essai de cinéma parlant, un phonographe à cylindre étant plus ou moins synchronisé avec les images. Son film suivant est Tosca en 1908, mais elle le déteste au point de faire détruire tous les négatifs avant sa sortie. Elle revient ensuite en 1911 pour La Dame aux Camélias. Ce film, acclamé par la critique et par le public, contribue à faire du cinéma un art respectable en France.
L’année suivante elle va en Angleterre tourner Les Amours de la Reine Elisabeth, qui a un succès énorme aux Etats-Unis. Elle tourne ensuite en France Adrienne Lecouvreur (1913) d’après une pièce de théâtre, et Jeanne Doré (1915) d’après Tristan Bernard avec le fils de celui-ci Raymond. La grande actrice a alors de nombreuses propositions pour travailler avec d’autres studios. Mais, à 69 ans, elle choisit de rester fidèle au Film d’Art, le studio avec lequel elle avait tourné depuis le début.
Fin de carrière
Après avoir subi l’amputation d’une jambe en 1915, Sarah Bernhardt continue à apparaître dans des films, comme dans Mères Françaises en 1917. En 1923, alors qu’elle est très malade, les producteurs transforment la chambre d’hôtel de l’actrice en décor pour La Voyante. Mais elle meurt avant que le film soit achevé.