1892-1963
France
Acteur

Né en Algérie, Pierre Blanchar envisage de devenir officier de la marine marchande. Il est blessé pendant la Guerre et reçoit la Croix de Guerre. Mais il réussit le concours d’entrée au conservatoire d’art dramatique de Paris, et devient vite un comédien apprécié sur les scènes parisiennes.
Débuts au cinéma
Sans négliger le théâtre, il débute au cinéma en 1920 et participe à une douzaine de films muets dont les sujets sont souvent inspirés de la littérature : il incarne Lamartine dans Jocelyn (1922) de Léon Poirier; Frédéric Chopin dans La Valse de l’Adieu (1928), le rôle-titre dans Le Capitaine Fracasse (1929) d’Alberto Cavalcanti tiré du roman de Théophile Gautier. Il est surtout Worowski, l’insurgé polonais dans Le Joueur d’Echecs (1927) de Raymond Bernard. En 1928, il tourne en Allemagne Diane de Erich Waschneck, auprès de Olga Tschechowa.
Le parlant
À l’avènement du parlant, Pierre Blanchar continue à travailler dans les studios berlinois qui disposent de matériels de sonorisation performants et tournent des versions en plusieurs langues. En 1931, il est Saint-Avit dans L’Atlantide d’après Pierre Benoît, adaptée par Georg Wilhelm Pabst avec Brigitte Helm que l’acteur retrouve dans L’Or (1934) de Karl Hartl. Sous la direction de Gerhard Lamprecht, il joue dans Turandot, princesse de Chine (1934) avec Käthe von Nagy. En France, il est également excellent dans Les Croix de Bois (1932) de Raymond Bernard ou dans Crime et Châtiment (1935) de Pierre Chenal.
Pierre Blanchar poursuit sa carrière sous l’occupation. Il joue ainsi un homme de devoir dans Pontcarral, Colonel d’Empire (1942) ou Lagardère dans Le Bossu (1943). Il réalise alors Secrets (1942) d’après la pièce d’Ivan Tourgueniev avec Marie Déa et Un seul Amour tiré d’un roman de Balzac, avec Micheline Presle. Après la guerre et La Symphonie Pastorale (1945) avec Michèle Morgan, Blanchar s’éloigne progressivement du cinéma. Il tourne son dernier film, en 1961, Le Monocle Noir de Georges Lautner.