1899-1986
Etats-Unis
Acteur

Après la mort de son père, James Cagney doit abandonner ses études commerciales pour aider sa mère. Il effectue divers petits boulots puis débute dans le monde du spectacle comme décorateur de théâtre. Il fait sa première apparition sur scène déguisé en femme en 1919. Pendant six ans, il s’illustre au cabaret, puis à Broadway, avec son épouse Frances William. En 1930, son succès dans Sinner’s Holiday lui donne, ainsi qu’à sa partenaire Joan Blondell, accès à Hollywood pour jouer la version filmée. Tous deux font encore preuve d’une belle alchimie l’année suivante dans Blonde Crazy.
Débuts au cinéma

Mais la Warner Bros qui l’a engagé lui fait tourner, à partir de The Doorway to Hell [Au Seuil de l’Enfer] (1930) d’Archie Mayo, une série de films policiers dans lesquels il incarne des gangsters sadiques. Sa gouaille, son débit rapide, son exubérance y font merveille. Redoutable mufle dans The Public Enemy [L’ennemi public] de William Wellman, il écrase un demi pamplemousse sur le visage de Mae Clarke. Ce film lui assure le vedettariat.
James Cagney est aussi en 1932 un boxeur dans Winner take all, un chauffeur de taxi militant dans Taxi, un coureur automobile dans The Crowd roars. L’année suivante il est encore un photographe de presse dans Picture Snatcher, un promoteur de marathon de danse dans Hard to Handle, un petit gangster devenu star de cinéma dans Lady Killer, et un délinquant juvénile dans The Mayor of Hell (1933). En 1934 il joue pour Lloyd Bacon un gangster sortant de prison dans He was her Man, puis un ouvrier qui s’engage dans la marine dans Here comes the Navy.

Mais ce comédien fin et cultivé refuse de se voir cantonner dans des rôles de brutes épaisses. Il obtient de pouvoir exercer ses talents de danseur à l’écran. Dans Footlight Parade [Prologues] (1933) de Lloyd Bacon, il interprète le superbe ballet que Busby Berkeley règle sur le fameux thème Shanghai Lil. L’année suivante il joue un petit truand cherchant à acquérir une respectabilité dans Jimmy the Gent de Michael Curtiz.
Suite de sa carrière
Plus tard, toujours à la Warner, James Cagney réussit à étoffer les personnages de gangsters qu’on lui confie de nouveau. Il joue ainsi avec nuance le rôle d’un meurtrier condamné à la chaise électrique dans Angels with Dirty Faces [Les anges aux figures sales] de Michael Curtiz. Il se montre aussi émouvant dans son interprétation d’un journaliste défendant les vertus de la presse dans Each Dawn I die [A chaque aube je meurs] de William Keighley. Et en 1942, il interprète Georges M. Cohan, une des grandes figures du music-hall américain, dans la comédie musicale Yankee Doodle Dandy de Michael Curtiz, qui lui vaut son unique Oscar.
Parmi les rôles les plus marquants de sa fin de carrière, on remarque celui d’un psychopathe dans White Heat [L’enfer est à lui] de Raoul Walsh, celui de l’acteur mythique Lon Chaney dans Man of a Thousand Faces (1957) de Joseph Pevney, et l’industriel survolté de One, Two, Three (1960) de Billy Wilder, une satire explosive qui s’en prend au système communiste, au « miracle économique » allemand et à l’arrivisme yankee.