1903-1965
Etats-Unis
Actrice

Ann Veronica Lahiff dite Nancy Carroll commence sa carrière dans des comédies musicales à Broadway à partir de 1923. Cette expérience lui permet avant de faire ses débuts au cinéma en 1927 avec Ladies must dress de Victor Heerman.
Débuts au cinéma
L’année suivante Easy come, easy go, avec Richard Dix, film perdu de Frank Tuttle, fait d’elle une star. Mais elle joue aussi dans Abie’s Irish Rose, adaptation par Victor Fleming d’une pièce à succès avec Buddy Rogers, et Manhattan Cocktail de Dorothy Arzner.

Période de gloire
De 1929 à 1932, Nancy Carroll est une des plus grandes stars de la Paramount. Son expérience de Broadway lui permet de jouer en vedette dans des comédies légères et des comédies musicales comme The Dance of Life (1929) avec Hal Skelly, Paramount on Parade (1930), Hot Saturday (1932) de William Seiter avec Cary Grant et Randolph Scott, ou Wayward (1932) d’Edward Sloman avec Richard Arlen. Elle participe aussi à l’excellente comédie de Harry d’Abbadie d’Arrast, Laughter (1930) avec Fredric March.
Mais elle joue également des rôles plus dramatiques comme dans Dangerous Paradise (1930) de William A. Wellman d’après Victory de Joseph Conrad. Elle est aussi dans le typiquement Pre-Code Stolen Heaven (1931) de George Abbott, ou dans le mélancolique Broken Lullaby (1932) d’Ernst Lubitsch. Elle est nommée à l’Oscar en 1930 pour The Devil’s Holiday d’Edmund Golding, pour le rôle d’une « golddigger » tombant amoureuse de sa victime.
Fin de carrière
Sa carrière est compromise par l’échec de The Night Angel (1931) avec Fredric March, et elle doit ensuite se contenter de rôles plus modestes. Elle quitte le cinéma en 1938 pour revenir sur scène. Après avoir beaucoup travaillé pour la télévision dans les années 50 et 60, elle meurt brutalement à 61 ans alors qu’elle jouait sur une scène de New York.