Christensen (Benjamin)

1879-1959

Danemark, Etats-Unis

Acteur, réalisateur

Né à Viborg, Benjamin Christensen étudie la médecine mais préfère s’orienter vers le théâtre : il étudie au Théâtre Royal de Copenhague et débute sur scène à Aarhus en 1907. A partir de 1911 il joue dans l’industrie naissante du cinéma, notamment dans Scenens børn (1913), réalisé par le dramaturge norvégien Bjørn Bjørnson. Il prend alors la direction de la société de production pour laquelle il travaille, réorganisée sous le nom de Dansk-Biograf.

Innovations au Danemark

En 1914 il fait des débuts remarqués comme réalisateur dans le film à suspense Det hemmelighedsfulde X [L’X Mystérieux] où il joue également le rôle principal face à Karen Caspersen. Christensen utilise de manière inventive les éclairages (notamment l’allumage d’une lampe électrique) dans une histoire classique d’espionnage, avec un officier de marine injustement accusé de trahison. Deux ans plus tard il réédite la même performance avec Hævnens nat [Justice Aveugle], où il joue à nouveau le rôle d’un homme injustement accusé de meurtre, à nouveau avec Karen Caspersen.

La Sorcellerie à travers les Ages

La Sorcellerie à travers les âges, 1922

Cette inventivité ne permet pas à Christensen de percer dans le cinéma danois mais lui ouvre des possibilités de carrière à l’étranger. En Suède, après d’abondantes recherches historiques, il dirige l’étrange Häxan [La Sorcellerie à Travers les âges] (1922) où ses recherches sur les éclairages atteignent leur apogée. Dans ce film mi documentaire mi reconstitution, qui illustre la puissance de la sorcellerie au Moyen-âge, Christensen incarne lui-même Satan.

Le succès de Häxan permet à Christensen de signer un contrat avec le principal producteur allemand, UFA, pour qui il dirige deux films, dont le mélodrame Seile Frau, die Unbekannte (1923). Mais sa principale contribution est le rôle principal qu’il joue dans le film de son compatriote Dreyer Mikaël (1924) : il incarne le peintre Claude Zoret pris de passion pour son élève interprété par Walter Slezak.

Carrière américaine

Christensen cède alors à l’appel de Hollywood et de la MGM en 1925. Il réalise un film avec Norma Shearer, The Devil’s Circus (1926), mélodrame sur la chute et la rédemption dans le milieu du cirque, et qui est un succès. Mais Mockery [L’Idiot], un film de série avec Lon Chaney, est rejeté par la critique. Quand le tournage de The Mysterious Island est interrompu (il sera finalement réalisé par Lucien Hubbard), il quitte la MGM pour Warner où il tourne 4 films, dont une trilogie de films d’horreur co-écrits avec Cornell Woolrich : The Haunted House (1928), Seven Footprints to Satan (1929) et House of Horror (1929), tous les trois avec Thelma Todd. Lassé d’Hollywood malgré le succès de ce dernier film, Christensen rentre alors au Danemark.

Dans son pays Benjamin Christensen revient à la direction théâtrale et ne réalise à nouveau un film qu’en 1939. C’est Skilsmissens børn [Les Enfants du Divorce], qui est un succès populaire sinon critique. Barnet [L’Enfant] traite de la grossesse non désirée de façon franche et réaliste. Mais La Dame aux Gants Clairs (1942) est un grave échec qui oblige Christensen à se retirer définitivement.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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