Cody (Lew)

1884-1934

Canada, Etats-Unis

Acteur

D’origine canadienne, Lew Cody abandonne ses études de médecine à Montréal pour le théâtre. Il étudie à New York avant de partir en tournée et de diriger ses propres troupes.

Débuts au cinéma

Il débute au cinéma en 1914, d’abord chez Balboa, puis pour Thomas Ince et Mack Sennett. A partir de 1917, il joue dans des longs métrages, d’abord des rôles de méchants, comme dans Mickey (1918) de F. Richard Jones, où il essaie de violer Mabel Normand, mais aussi de jeunes premiers doux mais espiègles. Dans Don’t Change your Husband (1919) de Cecil B. deMille, il est le playboy qui séduit Gloria Swanson par ses manières faussement romantiques, et dans The Broken Butterfly (1919) de Maurice Tourneur, il est un musicien à qui sa bien-aimée inspire une symphonie.

Popularité dans les années 20

Lew Cody devient populaire dans les années 20, jouant les bons vivants ou les mauvais garçons dans des drames ou des comédies légères. Il est ainsi le maître chanteur qui compromet Norma Talmadge dans The Sign on the Door (1921) de Herbert Brenon, mais aussi l’officier de la Police Montée dans The Valley of Silent Men (1922) de Frank Borzage. Une de ses meilleures performances est le rôle titre de Rupert of Hentzau (1923) de Victor Heerman, à la fois attachant et méprisable face à Elaine Hammerstein.

Il passe ainsi la plus grande partie des années 20 à la MGM, tout en étant hors écran un participant apprécié des fêtes hollywoodiennes. Epousé sur un coup de tête par Eleanor Boardman, l’héroïne de Souls for Sale (1923) de Rupert Hughes, il est un escroc qui sauve Norma Talmage dans Within the Law (1923) de Frank Lloyd, un homme d’affaires douteux dans Three Women (1924) de Lubitsch, le patron de saloon qui séduit Barbara La Marr dans The Shooting of Dan McGrew (1924) de Clarence Badger.

Après avoir essayé de s’approprier la fortune d’une héritière dans Nellie, the Beautiful Cloak Model (1924) d’Emmett J. Flynn, et avoir incarné un prince débauché dans The Sporting Venus (1925), de Marshall Neilan, il campe enfin un personnage plus sympathique, un officier anglais, dans Man and Maid (1925) de Victor Schertzinger. En 1926 il épouse son amie Mabel Normand, pour une union étrange et à l’allure de plaisanterie.

Les films suivants le montrent souvent comme un imposteur. Dans Monte-Carlo (1926) de Christy Cabanne, il se déguise en prince dans un grand hôtel, dans Adam and Evil (1927) de Robert Z. Leonard, il joue deux frères jumeaux qui se font passer l’un pour l’autre, et dans On Ze Boulevard de Harry Millarde il est un serveur français gagnant à la loterie.

Le parlant

Lew Cody réalise sans problème le passage au parlant, participant à des films comme Dishonored (1931) de Joseph von Sternberg avec Marlene Dietrich, et The Common Law (1931) de Paul L. Stein avec Constance Bennett. Dans The Tenderfoot (1932) de Ray Enright, il essaie d’arnaquer un naïf cow boy mais ses plans sont déjoués par sa secrétaire Ginger Rogers. Mais Lew Cody meurt prématurément d’une crise cardiaque en 1934.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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