Boardman (Eleanor)

1898-1991

Etats-Unis

Actrice

Après des études à l’Académie des Beaux-Arts de Philadelphie, Eleanor Boardman part pour New York. Là, elle devient modèle pour les photographes. Elle devient en particulier « The Kodak Girl » pour la compagnie d’Eastman à la fin des années 10. Après une tentative avortée pour faire du théâtre, elle obtient un contrat à Hollywood chez Goldwyn. Elle débute ainsi dans The Stranger’s Banquet (1922) de Marshall Neilan, et fait partie des WAMPAS Baby Stars l’année suivante.

Une star chez Goldwyn et MGM

Elle a rapidement un premier rôle, celui d’une apprentie actrice, dans Souls for Sale [Ames à Vendre] (1923) de Rupert Hugues. Puis dans The Day of Faith (1923), film perdu de Tod Browning, elle se bat pour sa fondation. Dans Three Wise Fools [La Sagesse des Trois Vieux Fous] (1923), elle est la jeune fille adoptée par trois vieux célibataires. C’est son premier film avec King Vidor, avec qui elle en tournera 6 autres et qu’elle épouse en 1926.

Quand Goldwyn est absorbée dans la MGM, Eleanor Boardman devient une des plus populaires des jeunes premières du studio. Elle joue notamment sous la direction de King Vidor dans Wine of Youth (1924), où elle hésite entre deux soupirants, et dans The Wife of the Centaur (1924), où elle est la femme d’un John Gilbert coureur de jupons. Dans Proud Flesh [Capriciosa] (1925) elle fuit les avances de Harrison Ford à San Francisco, et dans Bardelys the Magnificent (1926) avec John Gilbert, elle est une jeune aristocrate à l’époque de Louis XIII.

Eleanor est ensuite une jeune femme hésitant entre son mari et son amant dans The Circle (1925) de Frank Borzage. Elle joue un rôle similaire, cette fois le jour de son mariage, dans Memory Lane (1926). Et dans Tell it to the Marines (1926) de George W. Hill, elle incarne l’infirmière militaire, objet de la rivalité entre Lon Chaney et William Haines.

La Foule

avec James Murray dans La Foule, 1928

Habituée aux rôles de femmes à la mode et sophistiquées, Eleanor hésite à accepter celui d’une femme quelconque, femme au foyer dans un quartier pauvre. C’est pourtant ce que lui propose King Vidor dans The Crowd [La Foule] en 1928. Le résultat est un de ses plus grands rôles dans un des plus grands films américains, avec James Murray dans le rôle de son mari. L’année suivante, toujours pour Vidor, elle incarne une jeune femme oisive devenant une héroïne de guerre dans She goes to War.

Le parlant

Eleanor Boarman réussit le passage au parlant avec des films comme Mamba (1930), drame colonial avec Jean Hersholt, ou Redemption (1930) avec John Gilbert où elle est la rivale de Renée Adorée. Elle joue Lady Diana dans la troisième version de The Squaw Man (1931) de Cecil B. deMille. Elle se sépare de King Vidor, et MGM met fin à son contrat. C’est alors qu’elle part pour l’Europe où elle épouse le réalisateur Henri d’Abbadie d’Arrast. C’est avec lui qu’elle tourne son dernier film, le projet international The Three Cornered Hat (1935). Après la mort d’Henri en 1968, elle passe le reste de sa vie dans une retraite aisée à Montecito en Californie.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut