Colman (Ronald)

1891-1958

Grande-Bretagne, Etats-Unis

Acteur

Fils d’un marchand londonien, Ronald Colman fait du théâtre en amateur, s’engage dans l’armée pendant la Guerre et revient en Angleterre blessé en 1916. Il joue alors les jeunes premiers au théâtre et au cinéma où il débute en 1917 avec The Live Wire, court-métrage de George Dewhurst. Il joue ensuite dans The Toilers, de Tom Watts.

Débuts à Hollywood

avec Lillian Gish dans The White Sister, 1923

Peu après il émigre aux Etats-Unis, et a plusieurs rôles mineurs avant d’être repéré par Lillian Gish qui en fait son partenaire dans ses deux films italiens réalisés par Henry King, The White Sister [Dans les Laves du Vesuve] (1923) et l’année suivante Romola.

Il devient alors un des principaux héros romantiques du cinéma, incarnant le charme et la culture britannique, dans des films tels que The Dark Angel (1924) avec Vilma Banky, Her Night of Romance (1924) et Her Sister from Paris (1925) tous deux avec Constance Talmadge,

Le héros romantique

Il joue ensuite un pêcheur de perles dans A Thief in Paradise (1925) de George Fitzmaurice, avec Doris Kenyon. Puis il est un noble roturier face à Blanche Sweet dans The Sporting Venus (1925) de Marshall Neilan, et la retrouve dans His Supreme Moment [La Flamme Victorieuse] (1925), film perdu de George Fitzmaurice avec des séquences en couleurs.

Il joue ensuite le mari mondain de Belle Bennett dans Stella Dallas de Henry King, et Lord Darlington dans Lady Windermere’s Fan d’Ernst Lubitsch d’après Oscar Wilde avec May McAvoy (1925). L’année suivante il ajoute une touche d’humour dans Kiki de Clarence Brown avec Norma Talmadge ou une dose d’héroïsme avec le rôle du légionnaire dans Beau Geste de Herbert Brenon.

avec Vilma Banky dans The Night of Love, 1925

Il continue ensuite sa carrière au sommet de sa popularité, sous contrat avec Sam Goldwyn et souvent associé à la belle Vilma Banky : The Winning of Barbara Worth (1926), The Magic Flame [La Flamme d’Amour], tous deux de Henry King, et The Night of Love (1927) de George Fitzmaurice, ou encore Two Lovers [Le Masque de Cuir] (1928) de Fred Niblo.

Le parlant

L’arrivée du parlant ne fait que conforter son succès grâce à sa voix chaude, bien en phase avec son apparence physique. Il est nommé aux Oscars pour son portrait ironique d’un aventurier dans Bulldog Drummond (1929) de F. Richard Jones. Son succès se confirme avec Condemned de Wesley Ruggles, avec Ann Harding, et The Rescue [Le Forban] (1929) de Herbert Brenon d’après Joseph Conrad. Il tourne à nouveau avec George Fitzmaurive, dans The Devil to Pay ! , où il est un riche playboy et dans Raffles (1930) où il est un gentleman cambrioleur.

Ronald Colman conserve donc intacte sa popularité tout au long des années 30, avec Arrowsmith (1931) de John Ford, adaptation de Sinclair Lewis et un de ses meilleurs rôles, Cynara (1932) de King Vidor, et The Masquerader (1933) de Richard Wallace.

Pour la MGM il joue Sydney Carton dans A Tale of Two Cities (1935), un de ses rôles emblématiques, tout comme celui de l’homme d’état Robert Conway devenant le leader de Shangri-la dans Lost Horizons (1937). Puis il joue un rôle double dans The Prisoner of Zenda (1937), et il est un remarquable François Villon dans If I Were King (1938).

Après quelques brillantes comédies dans les années 40, il commence à avoir du mal à trouver de bons premiers rôles. Il obtient cependant enfin l’Oscar du meilleur acteur en 1947 pour A Double Life où il incarne un acteur qui a du mal à séparer sa vie personnelle de la scène. Après cela il ne jouera plus que quelques films jusqu’à son dernier The Story of Mankind, en 1957. Mais il poursuit sa carrière à la radio où sa voix fait merveille, participant notamment au Jack Benny Show.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut