1875-1953
Canada, Etats-Unis
Acteur

D’abord dentiste, Sam De Grasse rejoint en 1912 son frère aîné Joseph dans l’industrie du cinéma après son mariage avec l’actrice anglaise Ada Fuller Golden.
Débuts avec D. W. Griffith
Il tient alors des seconds rôles incarnant l’autorité, comme celui de Silent Smith dans Martyrs of the Alamo (1915) de Christy Cabanne, et celui du sénateur Charles Sumner dans The Birth of a Nation (1915) : opposé à la politique de Sumner de reconstruction après la Guerre de Sécession, Griffith le dépeint comme un hypocrite plutôt qu’un vrai méchant. Il est également un industriel dans l’épisode moderne d’Intolerance (1916). Joseph le dirige dans The Scarlet Car (1917) avec Lon Chaney.
Avec Fairbanks, Pickford et von Stroheim
Mais sa compatriote Mary Pickford fait venir Sam De Grasse dans son studio, et Douglas Fairbanks lui donne de nombreux rôles de méchants dans ses films pendant une dizaine d’années, à partir de The Good Bad Man (1916) d’Allan Dwan. On peut citer en particulier The Half-Breed (1916), Wild and Woolly (1917), et plus tard Robin Hood (1922) d’Allan Dwan, où il est le Prince Jean, et The Black Pirate (1926) d’Albert Parker où il est un des pirates. Il joue aussi avec Mary dans Heart o’ the Hills (1919) mis en scène par son frère.
En dehors de son travail avec Fairbanks, on le voit aussi pour Erich von Stroheim dans Blind Husbands (1919), où il est le Dr. Armstrong, le mari, et dans The Devil’s Passkey (1920) où il joue le rôle principal de l’Américain dramaturge. Il incarne un conspirateur cherchant à libérer Napoléon de Sainte-Hélène dans The Eagle of the Sea (1926) de Frank Lloyd, Talleyrand dans The Fighting Eagle (1927) de Donald Crisp, ou le roi Jacques II dans The Man who Laughs (1928) de Paul Leni. Il apparaît plus humain dans des rôles modernes, comme celui du père d’Eddie Nugent dans Our Dancing Daughters (1928) de Harry Beaumont.
Sam De Grasse arrête sa carrière peu de temps après ses rares apparitions dans le parlant dans Wall Street (1929) de Roy William Neill, et dans Captain of the Guard (1930) de John Robertson et Paul Fejos.