Dieterle (Wilhelm)

1893-1972

Allemagne, Etats-Unis

Acteur, réalisateur

Wilhelm Dieterle, né dans une famille pauvre de Ludwigshafen, rêve de devenir acteur de théâtre. A seize ans, il rejoint une compagnie de théâtre, où sa beauté et son ambition lui ouvrent la voie vers les personnages romantiques. En 1919, il est remarqué par Max Reinhardt qui l’engage pour ses productions à Berlin.

Débuts dans le cinéma

A la même époque, Wilhelm Dieterle commence à jouer les jeunes premiers pour le cinéma dans des films comme Die Geierwally (1921) d’Ewald André Dupont avec Henny Porten, Hintertreppe [L’Escalier de Service] de Leopold Jessner et Paul Leni, ou Fraülein Julie (1922) de Felix Basch avec Asta Nielsen. Il tient aussi des rôles secondaires dans Lucrezia Borgia (1922) et Carlos und Elisabeth (1924) de Richard Oswald, et Die Austreibung [L’Expulsion] (1923), film perdu de F.-W. Murnau, .

En 1923 il s’essaie à la réalisation au cinéma, avec Der Mensch am Wege (1923) d’après Tolstoï et avec la jeune Marlene Dietrich. L’année suivante il quitte la compagnie de Reinhardt, et crée sa propre compagnie théâtrale avec son épouse Charlotte Hagenbruch, actrice et scénariste. C’est un échec, et Dieterle revient au cinéma. Il obtient alors plusieurs rôles mémorables comme dans Das Wachsfigurenkabinett [Le Cabinet des Figures de Cire] (1924) de Paul Leni, dans le Faust (1926) de Murnau où il incarne Valentin, le frère de Gretchen, dans Die Weber [Les Tisserands] (1927) de Frederic Zelnik avec Paul Wegener, et dans le film pacifiste Am Rande der Welt [Au Bout du Monde] (1927) de Karl Grune.

Passage à la mise en scène

Wilhelm Dieterle crée alors, toujours avec Charlotte, une société de production, Charrha-Film. Il retourne à la mise en scène avec Die Heilige und ihr Narr [La Sainte et son Fou] et Geschlecht in Fesseln [Chaînes] deux films où il joue également le rôle principal (tous deux 1928). En 1930 il incarne le roi Louis II dans Ludwig der Zweite, König von Bayern réalisé par lui-même.

Carrière américaine

En 1930, il se rend aux Etats-Unis pour réaliser des versions en allemand de quatre films hollywoodiens. Rebaptisé William Dieterle, il s’adapte vite au système des studio. Il réalise ainsi pour la Warner The Last Flight (1931), qui montre les errances de quatre pilotes américains à Paris après la Guerre. Sa carrière de réalisateur se poursuit avec Jewel Robbery (1932) avec Kay Francis, The Crash (1932) avec Ruth Chatterton. Il tourne ensuite From Headquarters (1933) avec George Brent, Grand Slam (1933) avec Loretta Young, et Madame du Barry (1934) avec Dolores Del Rio. Bien que n’étant pas menacé par le nouveau régime, il décide de rester aux États-Unis après l’arrivée au pouvoir des nazis en Allemagne. Il prendra la nationalité américaine en 1937.

Max Reinhardt étant venu mettre en scène A Midsummer Night’s Dream à l’Hollywood Bowl de Los Angeles, Dieterle en réalise la version cinématographique (1935) avec une pléiade de stars. Le succès du film relance sa carrière. Il dirige en particulier plusieurs films biographiques avec Paul Muni. The Story of Louis Pasteur (1936), The Life of Emile Zola (1937), et Juarez (1939) seront tous trois nommés aux Oscars. Il choisit volontiers des sujets humanistes et réalise un des rares films américains sur la Guerre d’Espagne, Blockade (1938).

Après la Guerre, sa plus grande réussite est Portrait of Jennie (1948), au sujet romantique, avec Joseph Cotten et Jennifer Jones. En 1958, il retourne en Allemagne et continue de réaliser quelques films, notamment pour la télévision, avant de mourir en 1972.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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