Anderson (Gilbert « Broncho Billy »)

1880-1971

Etats-Unis

Acteur, réalisateur

Max Aronson, dit Gilbert Anderson, est surtout connu sous le nom du premier héros de western du cinéma, « Broncho Billy », qu’il a interprété dans près de 150 films sur une période de 7 ans. Mais Anderson est aussi un personnage important dans le développement du cinéma américain.

Débuts dans le western

Né à Little Rock, Arkansas, dans une famille d’immigrés juifs d’Europe de l’Est, il essaie d’abord de jouer au vaudeville et au théâtre à New York. Mais il est embauché par Edwin S. Porter pour figurer dans Messenger Boy’s Mistake (1903) pour les studios Edison. La même année, il joue plusieurs rôles dans le classique The Great Train Robbery [Le Vol du Rapide]. Quelques mois plus tard il rejoint Vitagraph où il commence à mettre en scène, par exemple le grand succès Raffles, the Amateur Cracksman (1905), et où il joue notamment le célèbre détective dans Adventures of Sherlock Holmes (1905) de J. Stuart Blackton. Puis il passe chez Selig Polyscope comme acteur réalisateur pour Western Justice ou The Bandit King (1907).

Essanay

En 1907 il s’associe avec George K. Spoor pour former la société Essanay (en combinant les premières lettres de leurs noms). Ils commencent leur activité à Chicago avant d’ouvrir des studios à Niles en Californie où ils produisent une série de comédies avec Ben Turpin, et notamment Mr Flip (1909), dirigé par Anderson et resté célèbre comme la première occurrence du gag de la tarte à la crème.

Broncho Billy

A partir de 1908 Anderson incarne un type de cowboy nonchalant, à qui il donne le nom de Broncho Billy (inspiré des histoires de Peter B. Kyne) pour la première fois avec Broncho Billy’s Redemption (1910). Le personnage rencontre un grand succès, faisant de son créateur une star. Il tournera plus de 300 westerns entre 1908 et 1915 dont 150 avec le personnage de Broncho Billy, devenant ainsi le pionnier d’un genre destiné à un grand avenir. Parmi les films de la série on peut citer Broncho Billy and the Greaser (1914), Broncho Billy’s Fatal Joke (1914), Broncho Billy’s Sentence (1915) et Humanity (1916).

Anderson produit également d’autres séries à succès comme The Snakeville Comedy et Alkali Ike, westerns comiques avec Augustus Carney. Par la suite, il essaie de produire des films plus coûteux, de meilleure qualité. Parmi les stars illustres qui travaillent alors pour Essanay figure Charlie Chaplin qui, durant l’année qu’il passe chez Essanay, peut perfectionner son personnage de Petit Vagabond en lui donnant plus d’émotion qu’il pouvait le faire dans son précédent studio, Keystone.

Chaplin quitte Essanay en 1916 et peu après, Anderson vend ses parts du studio à Spoor. Il devient alors producteur à Broadway, sans grand succès, puis tente un retour au cinéma en dirigeant une série de courts métrages de Stan Laurel pour Metro, avant de se retirer définitivement en 1920. Gilbert Anderson tombe ensuite dans un oubli dont il est tiré en 1958 en recevant un Oscar spécial pour « ses contributions au développement du cinéma ».

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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