Biscot (Georges)

1889-1945

France

Acteur

D’abord ouvrier photograveur, Georges Biscot entre au laboratoire de tirage de Pathé à Joinville. En 1904 il devient projectionniste au Concert Bobino de Montparnasse. C’est là qu’il devient aussi comédien pour le programme théâtral, et en 1906, il se lance dans une carrière artistique dans les cafés-concerts. Il devient vite une vedette de music-hall aux Folies-Bergères. Il y joue notamment dans La revue galante (1914) aux côtés de Musidora puis dans À la parisienne (1916) où il fait une imitation de Charles Chaplin.

Chez Louis Feuillade

La même année, Biscot reprend au cinéma cette parodie dans Le Pied qui étreint, une comédie de Jacques Feyder. Très impressionné par ses dons comiques, le cinéaste le recommande à Louis Feuillade qui l’emploie en 1919 dans Vendémiaire et dans Tih Minh. Il succède ainsi à Marcel Lévesque dans les rôles de personnages comiques qui détendent l’atmosphère entre deux péripéties dramatiques.

Georges Biscot participe dès lors à tous les feuilletons de Feuillade. On le voit en crémier ingénieux dans Barabbas (1919), où son « Biscotin » est flanqué d’une « Biscotine » interprétée par Jane Rollette, en pseudo-zouave dans L’orpheline (1921), puis dans Les Deux Gamines (1921), où il reprend un sketch de music-hall sur patins à roulettes, dans Parisette (1921) et Le Fils du Flibustier (1922). Feuillade le met aussi en scène dans les brefs vaudevilles de la série Belle Humeur, avec les personnages de Zidore ou de Séraphin, comme dans Séraphin ou les Jambes Nues (1921).

Fin de carrière

Sa collaboration avec Louis Feuillade prend fin en 1923 avec Vindicta. Biscot crée alors au théâtre Bibi-la-Purée, qui est un énorme succès et est rapidement portée à l’écran, en 1925, par Maurice Champreux. La même année, Georges Biscot exploite ses talents de cycliste amateur dans Le Roi de la Pédale, également sous la direction de Champreux. En 1926, il est un rugbyman improbable dans Le P’tit Parigot, de René Le Somptier, puis il retrouve Maurice Champreux pour Les Cinq Sous de Lavarède (1927).

Dans les années 30, il reste une vedette très populaire de la scène parisienne mais ne tourne que quatre films. Il revient au premier plan avec La Cage aux Rossignols (1943) de Jean Dréville mais meurt peu après.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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