1895-1972
Etats-Unis
Acteur

Elevé en Oklahoma dans une famille pauvre, William Boyd traverse le pays en faisant des petits boulots. A Hollywood, il commence à faire de la figuration pour Cecil B. deMille en 1919 avec Why Change your Wife ? Il devient ensuite un des réguliers de la troupe de deMille, apparaissant en pasteur dans The Road to Yesterday (1925), en prolétaire russe séduisant la princesse Elinor Fair dans The Volga Boatman [Les Bateliers de la Volga] (1926). Il est aussi Simon de Cyrene aidant le Christ à porter sa croix dans The King of Kings [Le Roi des Rois] (1927).
On le voit également dans des productions de Cecil B. DeMille comme en 1926 Eve’s Leaves [Fille d’Eve] (1926) de Paul Sloane avec Leatrice Joy, et Her Man o’War [Son Prisonnier] de Frank Urson, en prisonnier de guerre travaillant pour une paysanne allemande incarnée par Jetta Goudal. L’année suivante il est un capitaine de bateau dans The Yankee Clipper, de Rupert Julian avec Elinor Fair.
Carrière dans le cinéma muet
Dans The Last Frontier (1926) de George B. Seitz, William Boyd est un éclaireur du Far West. Dress Parade [Son Beau Geste] (1927) de Donald Crisp lui permet d’incarner un boxeur entrant à West Point par amour pour Bessie Love. Dans Two Arabian Knights (1927) de Lewis Milestone avec Mary Astor, il est un prisonnier de guerre s’évadant du camp pour se retrouver en Arabie. Il joue pour Griffith dans Lady of the Pavements (1929), où il est un officier qui épouse une courtisane, jouée par Lupe Velez, à la suite de la vengeance d’une femme. Dans High Voltage (1929) de Howard Higgin avec Carole Lombard, il est un homme mystérieux réfugié dans une église.
Sa carrière est alors compromise par le comportement d’un autre acteur également appelé William Boyd, arrêté en état d’ivresse, et Radio Pictures met fin à son contrat en 1931 pour cette raison. Il doit alors pendant plusieurs années se faire appeler « Bill Boyd ». Au début des années 30, Boyd apparaît dans des films plus modestes pour la RKO, parmi lesquels The Big Gamble (1931) de Fred Niblo, où il risque la mort en raison d’une dette de jeu. The Painted Desert (1931) préfigure ses futurs succès dans le western, avec Clark Gable apparaissant comme un des méchants, et dans Emergency Call (1933) il est un médecin à l’hôpital.

Hopalong Cassidy
En 1935, on lui propose le rôle du méchant dans Hopalong Cassidy d’après les romans de Clarence E. Mulford. Mais il obtient finalement le rôle titre (remanié pour lui en héros irréprochable) quand le premier choix James Gleason se désiste. Le film est un succès, et génère de nombreuses suites comme The Eagle’s Brood (1935), Call of the Prairie (1936). William Boyd tournera en tout 66 Westerns de Hopalong Cassidy jusqu’en 1947, finissant par être complètement identifié à son personnage. Il continue ensuite à exploiter le personnage grâce aux diffusions TV, à des produits dérivés, des séries et des apparitions sur scène, mais cette trop grande identification l’empêche de jouer d’autres rôles. Il se marie 5 fois, notamment à Elinor Fair et à Dorothy Sebastian, et meurt en 1972.