Boyer (Charles)

1899-1978

France, Etats-Unis

Acteur

Natif de Figeac, après des études de philosophie à la Sorbonne, Charles Boyer entre au Conservatoire d’art dramatique de Paris. En 1920, suite à un remplacement au Théâtre des Champs-Elysées, il signe un contrat de cinq ans au Théâtre Antoine. La même année il débute au cinéma grâce à Marcel L’Herbier dans L’Homme du Large (1920), dans le rôle de l’ami du héros.

Carrière européenne

Charles Boyer tourne peu dans les années 20. On ne le retrouve qu’en 1929 en duc de Vallombreuse dans Le Capitaine Fracasse (1929), face à Pierre Blanchar et Lien Deyers. Il tourne son premier film sonore en Allemagne, Barcarolle d’amour (1929), produit et réalisé par Carl Froelich, avec Annabella. Ce succès fait alors de lui une vedette internationale entre l’Europe et l’Amérique. Il signe un contrat avec la MGM en 1929 et fait un premier séjour à Hollywood. Il joue dans la version française de The Big House [Révolte dans la Prison], où il prend le rôle de Chester Morris, et a un petit rôle dans Red Headed Woman (1932) avec Jean Harlow.

Revenant en Europe, Charles Boyer retrouve les studios allemands où il donne la réplique, dans des comédies musicales, à Florelle et Lilian Harvey. Puis à Paris il incarne un truand dans Tumultes (1932), un film noir de Robert Siodmak. Fritz Lang lui confie le rôle de Liliom dans la version de 1934. Il interprète ensuite un anarchiste qui tente de tuer Gaby Morlay dans Le Bonheur de Marcel L’Herbier. Il repart alors pour les Etats-Unis où il se fixe définitivement après son mariage avec Pat Peterson en 1934.

Carrière à Hollywood

Devenu un des plus grands séducteurs d’Hollywood, il tient les plus grandes actrices dans ses bras : Marlène Dietrich dans The Garden of Allah (1936) de Richard Boleslawsky, Greta Garbo dans Conquest [Marie Walewska] de Clarence Brown, où il joue Napoléon, Claudette Colbert dans Tovarich (1937) d’Anatole Litvak, et Hedy Lamarr dans Casbah (1938), remake américain de Pépé le Moko. Mobilisé en 1939 en France pour la surveillance des voies ferrées, il rejoint les Etats-Unis après l’armistice et se fait naturaliser américain en 1942.

En 1944, il est encore excellent en inquiétant mari de Ingrid Bergman dans Gaslight [Hantise] de George Cukor. Dans les années 50, Boyer se tourne davantage vers le théâtre à Broadway, et poursuit sa carrière internationale au cinéma avec des rôles parfois plus secondaires mais aussi de très beaux films comme Madame de… (1953) de Max Ophüls, avec Danielle Darrieux. Déjà très marqué au milieu des années soixante par le suicide de son fils unique Michael, Charles Boyer se donne la mort le 26 août 1978, à son domicile de Phoenix, en Arizona, deux jours après la disparition de son épouse décédée des suites d’un cancer.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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