1901-1989
France
Actrice

Sténodactylo à Paris, Andrée Brabant débute dans une revue du Concert Mayol. C’est là qu’elle est remarquée par Abel Gance. Celui-ci la fait jouer dans Le Droit à la vie (1916) puis dans La Zone de la Mort (1917). Jeune première à la belle chevelure blonde, elle joue pour le Film d’Art, avant qu’André Antoine lui confie le rôle de Déruchette dans Les Travailleurs de la Mer (1918).
Devenue une vedette, Andrée Brabant est la jeune femme d’un mari jaloux dans La Cigarette (1919) de Germaine Dulac, une jeune dactylo dans La Maison Vide (1921) de Raymond Bernard, et l’orpheline Angélique dans Le Rêve (1921) de Jacques de Baroncelli, d’après Zola. Dans Les Ombres qui passent (1924) de Volkoff, elle est la partenaire d’e’Ivan Mosjoukine avec qui elle a une brève liaison. Elle apparaît aussi dans deux serials, Travail (1919) de Henri Pouctal et Tao, le Fantôme Noir (1923) de Gaston Ravel. Elle mène alors une vie fastueuse et accumule les aventures amoureuses.
Après une chute de cheval et des mois de repos en Egypte, elle revient pour Le Mariage de Mlle Beulemans (1927) de Julien Duvivier et La Cousine Bette (1927) de Max de Rieux. Avec le parlant, elle abandonne rapidement le cinéma, et joue la comédie au théâtre du Grand-Guignol. Après la Guerre, sans ressources, elle devient démonstratrice en électroménager. Elle fait cependant une dernière apparition au cinéma en 1964 dans L’Age Ingrat de Gilles Grangier.