1883-1966
Etats-Unis
Acteur

Né à Baltimore, Francis X. Bushman fait dans sa jeunesse du body building au Maryland Athletic Club. Cela lui permet de poser pour des sculpteurs à New York, et plus tard de s’imposer au cinéma par sa plastique, qui lui vaut à une époque le surnom de « plus bel homme du monde ». Entre temps, en 1902, il épouse une couturière, Josephine Fladine, avec qui il a 5 enfants.
Débuts au cinéma
Il commence à jouer avec des compagnies théâtrales avant de débuter au cinéma en 1911 avec la société Essanay de Chicago. Son physique en fait alors très vite une super-star, particulièrement populaire avec le public féminin, et il joue les jeunes premiers romantiques dans des dizaines de films comme The Great Silence (1915) où il est un rude prospecteur d’Alaska qui résiste à la vie dissolue des grandes villes. Il passe ensuite successivement à la Vitagraph, puis en 1915 à la Metro.
Bushman doit affronter un scandale en 1918 quand on découvre sa liaison avec Beverly Bayne, sa partenaire dans de nombreux films comme le Romeo and Juliet de 1916, et le serial The Great Secret (1917) de Christy Cabanne. Son divorce et son remariage avec Beverly trois jours plus tard sont d’abord tenus secrets par peur du scandale.

Ben Hur
Sa carrière se poursuit à un rythme moins rapide dans les années 20, mais c’est dans cette période qu’il obtient son rôle le plus célèbre, celui de Messala dans Ben-Hur (1925) de Fred Niblo. Hésitant à jouer un rôle de méchant, il est convaincu par William S. Hart qui avait joué Messala au théâtre. Bien que de 16 ans plus vieux que Ramon Novarro, il est le seul à réellement savoir conduire un char. Mais ce succès ne relance pas sa carrière en raison de l’inimitié que lui voue Louis B. Mayer, nouveau patron du studio. Il joue cependant l’année suivante un metteur en scène de théâtre dans The Marriage Clause de Lois Weber, et participe à un des premiers films de Frank Capra chez Columbia, Say it with Sables (1928).
La fortune que ses années de star lui avaient permis d’accumuler est alors balayée par le krach de 1929, tandis que ses apparitions au cinéma se font de plus en plus rares. Il parvient cependant à redevenir une star, cette fois de feuilletons radiophoniques, notamment Those we Love de 1938 à 1945. Il joue sporadiquement dans des films et des télé-films jusqu’à sa mort en 1966.