Cruze (James)

1884-1942

Etats-Unis

Acteur, réalisateur

Né dans l’Utah dans une famille de Mormons, et ayant un peu de sang indien, James Cruze suit à 16 ans les cours de l’école de théâtre de F. Cooke Caldwell. Après un spectacle de charlatan, il monte sa propre compagnie théâtrale à San Francisco en 1903. Trois ans plus tard, il est accepté dans l’élitiste compagnie Belasco à New York.

Acteur chez Thanhouser

En 1910 il fait ses débuts au cinéma comme acteur au studio Lubin, et passe ensuite chez Pathé, puis en 1911 chez Thanhouser. Il en devient rapidement une des stars, jouant en particulier dans David Copperfield (1911) de Theodore Marston, où il est Steerforth, She de George Nichols et Dr Jekyll and Mr Hyde (1911) de Lucius Henderson. Dans The Star of Bethlehem (1912) il est Joseph face à Florence La Badie en Marie. On le voit aussi dans les deux serials The Million Dollars Mystery et Zudora (1914). Il a pour partenaire dans ces serials Marguerite Snow, autre vedette du studio, qu’il épouse en février 1913.

Premières réalisations

Le couple quitte Thanhouser et New Rochelle en 1915 pour Metro en Californie, et James Cruze joue dans The Snowbird (1916) d’Edwin Carewe. En 1918 il devient réalisateur pour Lasky avec Too many Millions, film perdu avec Wallace Reid sur l’argent qui ne fait pas le bonheur. Il tourne ensuite de nombreux autres films avec Reid, comme The Valley of the Giants (1919) sur l’exploitation des sequoias, The Roaring Road (1919) sur les courses automobiles, Hawthorne of the USA (1919) sur une révolution dans un pays d’Europe imaginaire, et Always Audacious (1920) où il est le sosie d’un gangster.

Il dirige Harry Houdini dans les aventures exotiques de Terror Island (1920) et l’année suivante il dirige plusieurs films de Roscoe Arbuckle juste avant le scandale qui va briser sa carrière (The Dollar-a-Year Man, Gasoline Gus, Crazy to Marry). Arbuckle devait aussi être la vedette de One Glorious Day (1922), une histoire de désincarnation, mais après le scandale il est remplacé par Will Rogers.

Les années de succès

James Cruze devient alors un des principaux metteurs en scène d’Hollywood. Il choisit des sujets à succès, notamment le western avec l’épopée The Covered Wagon (1923), son plus grand succès, qui fait de lui le metteur en scène le mieux payé de l’industrie. Divorcé de Marguerite Snow, il épouse en 1925 Betty Compson dont il fait la vedette d’un autre western, The Pony Express (1925).

Entre temps il réalise avec Hollywood (1923) un témoignage malheureusement disparu sur la vie des studios, avec toutes les vedettes de l’époque dans leur propre rôle. Merton of the Movies (1924) raconte l’arrivée à Hollywood d’un jeune ambitieux, et The Fighting Coward [Le Capitaine Blake] (1924) la revanche d’un jeune homme , Cullen Landis, pris pour un lâche parce qu’il refusait de se battre. Beggar on Horseback (1925) avec Esther Ralston présente le dilemme d’un artiste pauvre entre l’amour et la richesse, et Waking Up the Town (1925), avec Norma Shearer et Jack Pickford, met en scène un jeune ingénieur et un vieil astronome prédisant la fin du monde. Avec Old Ironsides (1926) avec Charles Farrell, il réalise un des chefs d’œuvre du film d’aventures maritimes.

Fin de carrière

Devenu son propre producteur en 1927, James Cruze réalise encore The City gone wild avec Louise Brooks, et The Mating Call [L’Infidèle] (1928) avec Thomas Meighan mettant en scène une sorte de Ku Klux Klan. The Red Mark (1928) avec Gaston Glass est un film d’aventures situé en Nouvelle-Calédonie.

James Cruze fait alors ses débuts dans le parlant avec The Great Gabbo (1929), étrange mélodrame sur le monde du spectacle avec Erich von Stroheim et Betty Compson. Mais la même année il se sépare de Betty, lassée par son amour de la fête. Ce film et les suivants sont des déceptions au box-office, à l’exception du sketch qu’il réalise dans If I Had a Million (1932), celui, tragique, du condamné à mort incarné par Gene Raymond, et de I Cover the Waterfront (1933) avec Ben Lyon et Claudette Colbert. Cette fois Cruze perd son indépendance, et après l’échec de Sutter’s Gold (1936), il termine sa carrière en 1938 avec trois « série B » pour Republic. Il meurt quatre ans plus tard.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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