1893-1949
Etats-Unis
Acteur

Né à Saint-Paul, Ernest Brimmer dit Richard Dix prend des cours de théâtre à l’université du Minnesota, et débute sur scène avant l’âge de 20 ans. Il appartient à plusieurs compagnies théâtrales à Broadway et à Los Angeles. Il fait alors ses débuts au cinéma en 1917 dans One of Many de Christy Cabanne.
Débuts au cinéma
Après encore quelques années à Broadway, il s’oriente vers le cinéma au début des années 20 comme jeune premier chez Goldwyn, avec Not Guilty (1921) de Sidney Franklin, où il joue des jumeaux. Puis il joue dans The Glorious Fool (1922) de E. Mason Hopper avec Helen Chadwick, Yellow Men and Gold (1922) d’Irvin Willat où il est entraîné dans une course au trésor, et The Christian (1923) de Maurice Tourneur, où il est tiraillé entre son mysticisme et son amour d’enfance. Dans Souls for Sale (1923) de Rupert Hughes, il interprète ce qu’il commence à être, une star de cinéma.
Jeune premier à la Paramount
Passant ensuite à la Paramount, Richard Dix joue un lieutenant à la frontière mexicaine dans Quicksands (1923) de Jack Conway, et un procureur amoureux d’une voleuse dans The Woman with Four Faces (1923) de Herbert Brenon. Plus tard il remporte des grands succès dans la partie moderne de The Ten Commandments de Cecil B. deMille (1923) et dans The Vanishing American [La Race qui meurt], spectaculaire western de George B. Seitz où il joue le guerrier Indien Nophaie.
Dans Womanhandled (1925) de Gregory La Cava, il est un playboy new-yorkais voulant devenir cow-boy pour plaire à Esther Ralston. Dans The Lucky Devil (1925) de Frank Tuttle, il est un employé qui gagne une course automobile pour l’amour de la même Esther Ralston. Il tourne alors deux films sous la direction de Paul Sloane, The Shock Punch [L’Intrépide Amoureux] (1925), où il est un boxeur, et Too many Kisses (1925), où il est un play-boy que son père envoie au Pays Basque pour l’assagir.

A la fin des années 20, il est une vedette établie de la Paramount. On le voit dans des comédies légères comme The Quarterback (1926) de Fred Newmeyer avec Esther Ralston, ou Easy Come, easy Go de Frank Tuttle avec Nancy Carroll (1928). Passé en 1929 à la RKO, Richard Dix joue en vedette dans la comédie de George Cohan Seven Keys to Baldpate (1929). Dans Redskin (1929) de Victor Scherzinger il joue le rôle d’un Indien élevé parmi les Blancs et tiraillé entre deux cultures.
Le parlant
Richard Dix connaît un de ses plus grands succès en 1931 dans Cimarron [La Ruée vers l’Ouest] de Wesley Ruggles avec le rôle de l’intrépide pionnier Yancey Cravat. Ce film l’installe dans un personnage de héros viril et solide, qu’il retrouve dans plusieurs films de 1932. Dans Hells’s Highway de Rowland Brown, il est un forçat cherchant à s’évader, et dans The Lost Squadron de George Archainbaud, il est un vétéran de la Guerre reconverti en cascadeur. Dans The Roar of the Dragon de Wesley Ruggles, il combat des bandits chinois, et dans The Conquerors de William Wellman, il est un banquier traversant 60 ans d’histoire de l’Ouest. Ace of Aces (1933) de J. Walter Ruben, le montre en pacifiste devenant un héros de la Guerre, et dans Day of Reckoning (1933) de Charles Brabin, il se retrouve en prison après des malversations.
Mais la qualité de ses films commence à diminuer. A la fin de la décennie il joue dans des films B, à l’exception de Man of Conquest (1939) où il joue Sam Houston.
Retournant à la RKO, Richard Dix joue en 1943 un capitaine un peu dérangé dans le film d’horreur The Ghost Ship. Puis il signe à la Columbia pour une série de films policiers inspirés du show radio The Whistler, où il joue des rôles différents à chaque fois, jusqu’à sa retraite en 1947. Il meurt d’une crise cardiaque deux ans plus tard.