1895-1962
Etats-Unis
Actrice

Fille d’un commerçant d’origine portugaise installé à Los Angeles, Louise Fazenda débute dans des courts métrages comiques en 1913 chez Joker Studios. Elle joue notamment avec Max Asher et Bobby Vernon. Révélant un grand talent pour le comique elle rejoint les Studios Keystone en 1915, où elle est souvent la partenaire de Mabel Normand ou de Charlie Murray.
Chez Mack Sennett
Plutôt jolie dans la vraie vie, Louise s’enlaidit volontiers au cinéma, son personnage favori étant la paysanne un peu rustre, avec des nattes et des robes de calicot, proie facile pour les jeunes séducteurs de la ville. Elle est ainsi la femme du bûcheron Edgar Kennedy dans Fatty’s Tintype Tangle (1915) avec Roscoe Arbuckle, et la fiancée abandonnée de Charlie Murray dans Bombs ! (1916).
Mack Sennett la fait jouer en vedette dans Down on the Farm en 1920. Elle y est la fille d’un riche fermier cherchant à épouser l’élu de son cœur.
Second rôle comique
Après un passage par le vaudeville, Louise Fazenda devient au milieu des années 20 un second rôle extrêmement populaire, notamment chez Warner. On la voit dans des films comme The Night Club (1925) de Paul Iribe et Frank Urson et avec Raymond Griffith, en soubrette peureuse dans The Bat (1926) de Roland West, et en servante de harem dans The Lady of the Harem (1926) de Raoul Walsh. Dans The Red Mill (1927) réalisé par Roscoe Arbuckle, elle est la fille du bourgmestre, et dans The Cradle Snatchers (1927) de Howard Hawks, elle est une des trois femmes mures qui essaient de rendre leurs maris jaloux en sortant avec des collégiens. Elle est à nouveau une servante dans Noah’s Ark [L’Arche de Noé] (1928) de Michael Curtiz, et dans Riley the Cop (1928) de John Ford.
Louise Fazenda continue à jouer des seconds rôles comiques dans les films de la période pre-code comme On with the Show ! (1929) d’Alan Crosland, The Desert Song (1929) de Roy Del Ruth, et House of Horror (1929), film perdu de Benjamin Christensen. Dans Wide Open (1930) d’Archie Mayo, elle est la partenaire d’Edward Everett Horton, et dans Loose Ankles (1930) de Ted Wilde, elle est la tante de la jeune Loretta Young. Elle est aussi dans la brillante distribution de Alice in Wonderland (1933) de Norman Z. McLeod, dans le rôle de le Reine Blanche. Encore sous contrat à la Warner, Louise rencontre et épouse le producteur Hal B. Wallis. Retirée du cinéma en 1939, elle vit ses dernières années à Hollywood comme philanthrope et collectionneuse d’art.