1894-1936
Etats-Unis
Réalisateur

Né à New York dans une famille aisée, Alan Crosland travaille comme journaliste au New York Globe. Puis il puis débute au théâtre avec l’actrice shakespearienne Annie Russell. En 1912 il est embauché par la société Edison dans le Bronx, et il y fait différents métiers pendant deux ans avant de devenir réalisateur de courts métrages, puis de longs métrages en 1917.
Débuts d’un réalisateur
Dès l’année suivante il signe un drame de guerre très réussi, The Unbeliever, avec Marguerite Courtot et Raymond McKee. En 1920 il dirige Olive Thomas dans The Flapper, un des derniers films de sa courte carrière, qui établit la figure archétypale de la jeune femme indépendantes des Années Folles. Puis il tourne Is Life worth living ? (1921) où Eugene O’Brien tente de refaire sa vie en sortant de prison, et Enemies of Women (1923) avec Lionel Barrymore en prince russe jaloux.
Crosland travaille alors pour Selznyck et pour différents studio. Il réalise chez Goldwyn Three Weeks [Amours de Reine] (1924) avec Eileen Pringle et d’après Elinor Glyn. Puis il est engagé en 1925 par Warner Bros. Il dirige John Barrymore dans Don Juan (1926), le premier film avec musique synchronisée et effets sonores Vitaphone, dans When a Man Loves (1927), une adaptation de Manon Lescaut avec Dolores Costello, et dans The Beloved Rogue [L’Etrange Aventure du Vagabond Poète] (1927) sur le personnage de François Villon. La même année, il tourne Old San Francisco avec Dolores Costello, qui évoque toute l’histoire de la ville.
The Jazz Singer

Il est alors choisi pour diriger The Jazz Singer, qui allait changer le cours de l’histoire du cinéma. Un chanteur juif, interprété par Al Jolson, doit défier les traditions de son père religieux afin de réaliser son rêve et devenir chanteur de jazz. Le film, majoritairement muet, comprend quelques scènes parlées (Jolson s’adresse à sa mère Eugenie Besserer) et chantées. Ce film, même s’il n’est pas « le premier film parlant » a eu une importance historique indéniable en faisant prendre conscience à la profession que les temps allaient changer.
Suite de sa carrière
L’année suivante, Alan Crosland tourne The Scarlet Lady situé dans la Russie révolutionnaire, avec Lya de Putti, et Glorious Betsy, sur la romance entre Jérôme Bonaparte et une Américaine, incarnés par Conrad Nagel et Dolores Costello. En 1929 c’est On with the Show ! avec Betty Compson, le premier film parlant en couleurs (mais dont il ne subsiste que la version en noir et blanc). L’année suivante, il dirige Victor Varconi en bandit mexicain dans Captain Thunder.
En 1932 il tourne un film sur les prisons de femmes, The Silver Lining avec Maureen O’Sullivan et Betty Compson. L’année suivante il termine la dernière réalisation d’Erich von Stroheim, Walking on Broadway, sous le nom de Hello, Sister ! avec Zasu Pitts. En 1934 il signe Massacre avec Richard Barthelmess, un des premiers films dénonçant le traitement des Indiens, puis le premier film de Perry Mason avec Warren William, The Case of the Howling Dog.
Son dernier film est une autre enquête de Perry Mason, The Case of the Black Cat, cette fois avec Ricardo Cortez. Alan Crosland meurt en 1936 dans un accident de voiture sur Sunset Boulevard.