Dieudonné (Albert)

1889-1976

France

Acteur

Neveu de l’acteur de vaudeville Alphonse Dieudonné, Albert Dieudonné décide de devenir lui aussi comédien. Il suit des cours d’art dramatique, est engagé au Théâtre de la Renaissance et au Théâtre des Arts et devient l’un des jeunes premiers les plus en vue de la scène parisienne.

Des Films d’Art à Abel Gance

En 1908, Albert Dieudonné fait ses débuts devant les cameras, pour la société des Films d’Art, avec notamment Le Baiser de Judas de André Calmettes et Armand Bour, où il joue le rôle de Jean, L’empreinte ou la main rouge de Henri Burguet avec Mistinguett, et L’assassinat du duc de Guise de Calmettes avec Charles Le Bargy. Après plusieurs dizaines de courts-métrages, il tourne dans Le Diamant Noir (1913) d’Alfred Machin, dans Alsace (1916) de Henri Pouctal avec Réjane. Il joue aussi dans quelques films dirigés par le jeune Abel Gance, parmi lesquels La Folie du Docteur Tube (1915) et Le Périscope (1916).

Pendant la Première Guerre Mondiale, Albert Dieudonné s’essaie à la réalisation avec Sous la griffe (1917) avec Harry Baur et Gloire rouge (1923). En 1924, il met en scène un sujet écrit par Jean Renoir pour sa femme Catherine Hessling, Une vie sans joie et dans lequel il joue également. Renoir, chargé d’assister Dieudonné, s’implique de plus en plus dans la réalisation, et les deux hommes revendiqueront tous deux la paternité du film.

Napoléon

Napoléon, 1927

En 1925, Abel Gance choisit Albert Dieudonné pour Napoléon, sorti en 1927. Ce film monumental, premier et unique volet réalisé d’une série sur la vie de l’empereur, suit la vie du jeune Bonaparte depuis les études à Brienne jusqu’à la fin de la bataille d’Italie. La distribution est prestigieuse, plus de cinq heures d’images pleines d’innovations techniques et une notoriété planétaire pour le cinéaste et son principal interprète. Le film ressort en 1934 dans une version sonorisée avec des scènes additionnelles.

Par la suite, Albert Dieudonné publie un roman, Le tzar Napoléon (1928), écrit des scénarios comme celui de La Douceur d’Aimer (1930) réalisé par René Hervil. En 1941, il interprète une dernière fois l’Empereur à l’écran dans Madame Sans-Gêne de Roger Richebé, puis abandonne le cinéma. Par la suite, il écrit Moi, Napoléon une pièce en un acte qu’il joue de nombreuses fois à Paris et en tournée, et fait des conférences sur Napoléon.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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